Je vous écris aujourd'hui depuis ma cuisine, et je pense à vous comme à des amis qui me manqueraient. Tandis que mon haricot s'excite dans son transat, je ne vous oublie pas, entre une vaisselle et un cheese cake.
Ici il fait beau et chaud, j'aurais presque pu déjeuner dehors. Je me porte bien, j'ai maigri et je songe à la rentrée avec aussi peu d'enthousiasme que vous l'imaginez.
Tout cela m'amène à vois faire part de ma réflexion du jour. Parmi toutes les questions existentielles qui harponnent l'auteur consciencieux, il y en a une qui mérite que nous nous attardions.
Doit-on faire plaisir au lecteur ?
Ah ah ! Oui ET non. Si l'on écrit pas que pour soi, le lecteur doit passer un agréable moment, mais agréable en soi signifie se plonger dans sa lecture jusqu'au cou. Et lui faire plaisir est une gageure : d'un lecteur à l'autre l'attente sera diférente. Non, ce qu'il faut, ce n'est pas lui faire plaisir, c'est le faire réagir d'une façon ou d'une autre. Chercher sa peine, le frustrer, le faire rire, éventuellement lui faire avoir une petite larme.
En attendant de vous retrouver, je recommande une saine lecture : Dans les pas de Roanne. Ne vous en privez pas, c'est gratuit.
Commentaires
Une saine lecture qui est sur ma "PAL" depuis longtemps, et qui remonte petit à petit vers les lectures imminentes. ;-)
Faire plaisir au lecteur ? Oui, mais pas toujours, sinon, cela devient une série télévisée de dernière zone avec que des happy end malgré les obstacles. Il faut parfois lui faire un gros déplaisir, le faire réagir, mais toujours compenser sur un point ou un autre, au risque de le voir refermer rageusement le livre avec l\\\'envie de nous étriper... hu hu hu.
(pas mal le code d\\\'identification : IMC ! lol)
Et puis, il FAUT frustrer le lecteur, c'est ce qui prouve qu'il prend du plaisir dans sa lecture (tant que frustration ne rime pas avec rester sur sa faim bien entendu).
Et je plussoie ! Il faut lire le récit de Roanne !!! (pour ma part, il faut que je me reprenne ma lecture sans trop tarder)
A mon humble avis, je crois qu\\\'il faut surtout se faire plaisir, sinon je ne vois pas vraiment l\\\'intérêt de pratiquer une passion si c\\\'est sous contrainte ou influence !!!
Et puis de toute façon, au jeu de la séduction, on ne peut pas plaire à tout le monde, hé hé !!!
Par contre il est vrai qu\\\'en diffusant régulièrement ses écrits sur un blog, ça change considérablement la donne, je pense, car là évidemment on tient compte des critiques en direct, ça influe forcément d\\\'une manière ou d\\\'une autre sur la façon d\\\'écrire, comme le ménagement du suspense par exemple.
Et pour conclure, je confirme, il faut absolument suivre Les Pas de Roanne, hé hé !!!
Adû
Bon, ben le commentaire précédent m'ayant enlever les mots de la bouches, je n'ai plus rien à dire. Moi aussi je pensais qu'il est plus important de se faire plaisir d'abord pour ensuite penser au lecteur...
A si, j'ai quelque chose à ajouter : dommage que les caractères soient aussi petits sur votre blog. Si vous pouviez faire plaisir au lecteur, il serait bien de préserver ses pauvres yeux. En plus la couleur rouge sur le noir, c'est pas des plus lisibles.
bien amicalement,
pommeliane :-)
Hello Syven, tu poses toujours les bonnes questions!
Je suis d'accord avec toi pour le oui ET non.
Si le lecteur est en ligne de mire durant tout le temps de l'écriture cela peut transformer le texte en "prêt-à-lire".
En même temps, on ne peut être complètement autiste puisqu'on dépend de lui.
Ceci dit être dérangé, indigné, angoissé par une lecture fait aussi partie du plaisir.
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Voilà une piste de réflexion intéressante pour tout scribouilleux... et que semble se poser tous les artistes puisque le hasard fait que nous parlions justement de cela avec une collègue qui peint avec passion en dehors de son travail (d'ailleurs j'adore ce qu'elle fait, c'est très coloré).
(et puis merci pour le coup de pub, me voilà en train de virer tomate trop mûre...)