Recherche

Des Photos...

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Mardi 26 septembre 2006

(première partie)

J'étais malade, sans gravité, mais c'était tout du moins fort gênant. Il me fallait un médecin traitant et quelques médicaments. En 2006, même un samedi, vous me direz que c'est fort simple à obtenir. Que nenni, pas à Pont de Buis !

Je vous préviens, ça va virer télé serie B.

Contactant le 15, je fus informée que le médecin de garde ne répondait pas au téléphone, et qu'il fallait donc me rendre à l'hôpital le plus proche (Quimper ou Brest, à minimum 35 minutes de voiture par temps clair).

Je tentai le médecin de garde (sans succès, bien sûr.) Nous voilà parties maman et moi direction Brest. Arrivée à la clinique, il me fallut exposer mon cas.

Car pour prendre la mesure de la situation, il faut savoir que j'attends ma carte vitale (carte de sécu) depuis un an, malgré 4 courriers, une visite en personne (et je vous passe les détails.) Quand on se marie et qu'on change de nom, ça pose problème à certaines administrations. Les infirmières qui rigolaient, m'ont quand même dit que le bout de papier qui atteste que je suis couverte par la sécu n'était plus bon.

Et après, il a fallu que je leur explique pour mon adresse (pas bonne non plus sur mon bout de papier.) Entre mon adresse temporaire, définitive, et mon suivi de courrier qui ne se fait pas, les infirmières se tordaient les côtes. Forcément, mes explications en passèrent par l'absence d'électricité à mon domicile. Le mot fut lâché:

"Vous avez la poisse vous, mais quelque chose de bien !"

Hmmm. Après une heure et quelques d'attente, j'avais mon ordonnance. Le docteur, qui ressemblait au docteur Grey de Grey's anatomy, m'a alors tendu le papier : "Tenez, filez, la pharmacie de Gxxxx est ouverte jusqu'à 20h, vous pouvez y arriver !"

Il me restait un quart d'heure. Je courus dans les couloirs, me jetai dans la voiture (toujours suivie de maman), et arrivai à la pharmacie à 19h55.

Bien sûr, c'était fermé. Horreur ! La liste des pharmacies de garde n'était pas affichée, comme de juste. Je composai le 15 sur le portable de maman, mais là, on m'envoya promener en me disant qu'on n'avait pas l'information. J'avais vraiment besoin de mon médicament, mais cela semblait très peu important à la personne très désagréable à l'autre bout du fil. J'étais à bout de nerf. Heureusement, ma mère repéra un jeune barman (mignon, forcément, elle a l'oeil) en possession d'un journal.

La grande pharmacie de Siam était ouverte. Rebelote, Maman et moi fonçâmes. La braderie nous empêcha de nous garer à proximité, mais qu'à cela tienne, nous obtînmes les médicaments, et un grand verre d'eau (très sympa la tenancière de cette boutique de simples.)

Voilà ! pensions-nous. C'est fini, on peut rentrer tranquille.

Nous nous auto-congratulions pour cette épique aventure quand le premier grondement retentit. Puis un second... Les éclairs tonnèrent, précédant les premières gouttes de pluie.

Trempées, nous nous réfugiâmes dans la voiture (qui n'était pas à côté, je le rappelle.) L'orage s'annonçait vigoureux, mais nous avions décidé de rentrer. Avec le recul, je peux dire qu'on aurait du attendre que ça passe dans un restau.

Oui, parce que, des trombes d'eau assorties d'éclairs aveuglants noyaient la route, réduisaient la visibilité à queutchi, et tambourinaient sous la voiture en un torrent particulièrement effrayant. Pas de bol, l'orage allait à Pont de buis.

Impossible de rouler à plus de 70, voire de rouler tout court, car nous nous arrêtames quand le parebrise demeura opaque sous l'eau malgré les efforts frénétiques des essuies-glace de ma voiture pour me dégager la vue. D'ailleurs, avoir des pneus 15 pouces, c'est pas du luxe. Parce que ma mégane 2, elle collait à la route malgré toute cette flotte (je suis très satisfaite de ce véhicule. C'est toujours réconfortant de savoir qu'on a un airbag même sous les fesses.)

A l'arrêt, sous ce déluge entrecoupé d'éclairs, je me serai crue dans un téléfilm. Ma mère aussi, car quoiqu'elle gardât son sang froid, elle vivait sans enthousiasme la situation. C'était flippant.

Finalement, nous sommes reparties 10 minutes plus tard, avec la certitude que l'orage suivait bien la direction Brest-Quimper, comme nous, annihilant l'espoir qu'il lui prendrait l'envie d'aller faire un tour à Morlaix.

Il fallait le traverser. Donc nous le traversâmes. Non sans crispation. Ainsi, j'ai constaté que l'orage se constitue d'une première zone de pluie torrentielle, suivie d'un 'coeur' où l'averse est réduite, et d'une autre zone torrentielle aussi dilluvienne que la première.

Dès que nous nous sommes tirées de ce mauvais pas, j'ai mis le régulateur, et mon coupé rouge a filé direct à la maison, devançant avantageusement l'orage grâce à ses 120 chevaux. Bon, nous avons quand même fait les deux tiers de la route avec un très très mauvais temps.

Pour l'anecdote, en allumant la télé je suis tombée sur les 3 dernières minutes de LOST, alors que j'ai horreur de savoir la fin avant le reste. Dimanche, je suis restée au lit. Au moins là, je ne risquais rien.

Bon, et notre problème d'élec n'est pas résolu.

Cher monsieur l'électricien, si vous passez sur ce blog, sachez que nous attendons que vous nous rappeliez. Nous continuerons à pourrir votre boîte vocale de messages larmoyants tant que vous ne serez pas passé mettre en route le bousin !

Blog : Actualité sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus