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De temps en temps, on relit un passage de son roman, et on a l'agréable surprise de le trouver bien. Ce n'est pas si souvent que ça arrive, je vous assure. Tenez, avant hier, j'ai relu le début du dernier chapitre que j'ai écrit pour Au Sortir de l'ombre. Je l'ai pas mal travaillé au moment même où je l'ai écrit, et ça paye. Non franchement, j'étais super contente. et puis j'ai dû remonter dans le temps pour effectuer une correction sur le personnage de la prêtresse, 10 chapitres plus tôt (ils sont assez courts ces chapitres), et patatra, c'était d'une nullité absolument affligeante.
Plus que 11%. Finalement, je vais peut-être respecter mon plan initial et la barre des 500 000 caractères pour le premier jet. Je me donne Noël comme objectif. Ensuite, il me faudra rajouter des intro pour chaque partie, et reprendre le tout. Cela fait un an que je travaille sur ce roman maintenant. Il me tarde de le terminer.
J'ai besoin de me prouver que je peux aller au bout d'un long texte. C'est bien beau d'écrire des pages par-ci par-là et d'adorer cela, de rêver à de sombres scénarios et à des scènes exaltantes ; si je n'arrive pas au bout d'un projet d'envergure raisonnable comme celui-ci, cela signifiera que je m'aurai beau me prétendre apprentie-écrivain, ce ne sera que mensonge, ou fantasme. Outch.
Et alors, finies les longues soirées où j'abreuverai mes amis de mes textes formidables, dans le silence religieux qui s'impose, finis les articles de Robert, si pleins de généreux conseils que si l'on ne les applique pas soi-même bonjour la crédibilité ma grosse, finis mes rêves de gloire post-trentaine où avec la maturité j'aurai le bonheur de feuilleter mes pages en librairie, et non plus seulement les oeuvres des autres...
La trentaine approche.
Triste secret. Au revoir vingtaine, où je me suis lancée dans l'écriture avec le succès qu'on me connaît (ah ah ah !) On sait toutes et tous à présent que la Course de la Lumière, mon premier roman n'est qu'un vaste chantier (pourquoi se lancer dans la construction d'une maison quand on peut direct se bricoler un immeuble, je vous le demande, moi ?)
Donc, si on fait le bilan de 9 ans et demi de travaux, j'ai terminé le premier jet d'un roman. Le constat est presque misérable. Il faut au moins que je termine un autre premier jet, et mieux, il faut que je termine ce deuxième roman. Si je n'y parviens pas, il me semble que je croirai beaucoup moins en moi-même. Il y a ceux qui sont dans le train, vous voyez, et il y a les autres qui le regardent passer. Ou qui travaillent sur la voie ferrée (vive CoCyclics!)
Si je termine Au Sortir de l'Ombre, que je fais vraiment le boulot qu'il y a à faire, et si je parviens à l'envoyer à des éditeurs (peu importe le résultat), j'aurais rempli mon contrat avec les jeunes Syven de cette décennie: celle qui a commencé à écrire dans le plus grand secret, celle qui a découvert la dure réalité de l'écriture (la plus marrante celle-là), celle qui a décidé de se bouger pour progresser.
Bref, si je n'ai pas fini pour le 21 juillet 2008, je mets tout au feu. Le pc, la clé USB... Nan, je plaisante. Je suis trop accro au net. Mais sans rire, si je n'y arrive pas, je vais avoir du mal à passer le cap.
Marre de la pub partout ! J'ai remarqué que sur les blogs et même les sites funs, la pub apparaissait dans les articles. INSIDE ! Vous moquez pas, je le remarque peut-être un peu tard, mais personnellement ça me gave d'en voir dans les articles. Autour pourquoi pas, mais dedans, ça nuit à la lisibilité, ça casse tout le charme et tout l'intérêt.
Il n'y en aura pas sur les mondes de Syven, ni sur Haricot primeur. Ni autour ni dedans. Et pis c'est tout.
Aujourd'hui, CoCyclics fête son premier anniversaire.
Je me rappelle à l'époque quand on a présenté le collectif et ouvert notre mare, on s'attendait à un vif scepticisme. Cela n'a pas été le cas. Mais nous, on se demandait vraiment si notre fol espoir serait couronné de succès. Pensez donc, demander à des gens qui ne se connaissent pas de visu de travailler ensemble à corriger des tapuscrits pendant des semaines, des mois...
Un an plus tard, la machine tourne, lentement mais sûrement. On cherche toujours plus de directeurs et récemment, on a recruté de supers bêta-lecteurs. Des corrections se terminent à l'instant où je vous parle (large l'instant, hein), et moi-même je vois approcher la fin de ma première direction littéraire.
Rendez-vous compte, ça marche.
Bravo à toutes mes petites grenouilles !
C'est un mal certain qui frappe l'écrivain, surtout l'apprenti (parlons de ce qu'on connaît, hein). Je parle de l'idée à foison, du scénario providentiel, de la manne du succès qui nous guettent chaque fois qu'une envie irrépressible d'écrire s'empare de nous, et que bien sûr, elle ne concerne pas le roman en cours.
On trime comme une mule pendant des mois pour faire avancer un roman, avec l'objectif de le terminer au plus vite, on résiste à de superbes scènes de griffons et de licornes, on se refuse à une remise en selle sur un bon vieux roman de toujours, et vlan ! On craque en commençant un roman de burlesque. Comme une newbie de l'écriture.
Ca s'appellera, temporairement : Péripéties au Deuxième Royaume.
Allez-y, jetez-les vos pierres. Ca me pendait au nez gros comme une maison (aille, ça fait mal au nez). Sur mes quatre dernières nouvelles, trois de burlesque avec une qui appelait à une suite.
Bon, j'ai écrit 10 000 signes et j'ai un plan. Il n'y a pas de quoi fouetter un chat. En plus, ce n'est pas comme si je laissais le reste en plan. J'ai avancé un peu au Sortir de l'ombre, (j'ai ajouté 3-4000 signes) et mes corrections pour Cocyclics m'amènent au bout de la 2eme partie, plus qu'une et j'en aurais fini, pour le plus grand bonheur de mon auteur.
Voilà, maintenant que j'ai avoué mes pêchés, je me sens mieux. :-D













