Hier soir, je rêvassais entre quelques signes d'AuSortir de l'Ombre... Bref, je zonais cinq minutes sur le forum de CoCyclics, en me promettant de débrancher ma carte Wi-Fi aussitôt que j'aurais répondu au chouette commentaire de Roanne sur le prologue que j'y ai posté (je peux pas le répéter ici, sinon, je vais rougir !)
Roanne (qui est pourvue d'une excellente mémoire) se souvenait de la nouvelle originelle, baptisée elle aussi Au Sortir de l'Ombre (je retitrerai peut-être le roman), qu'elle avait enregistrée sous le nom de "petit massacre en laboratoire" (vous saurez tout.)
De là, il n'y a qu'un pas à me faire raconter ma vie (comme si vous ne le saviez pas déjà). Car cette nouvelle à l'époque refusée par Jess Kaan était assortie d'un mot d'encouragement formidable. Il me disait que c'était évident que le format du texte ne s'adaptait pas à l'histoire. Il n'en fallait pas plus pour me pousser à réfléchir à un format mieux adapté à mes goûts, le roman, car je peux vous le dire, en ce moment je m'éclate grave à écrire ce roman exceptionnel (c'est à cause des hormones - n'ayons pas peur des mots.)
De plus, cet homme formidable finissait son e-mail ainsi :
Toutefois si vous avez d'autres écrits horrifiques sous la main, n'hésitez pas à nous les soumettre, vous avez une fluidité stylistique et un naturel d'écriture qui méritent d'être encouragés.
(Je l'ai apprise par coeur :D)
On rêve tous de ce genre de refus. Je ne lui ai jamais rien renvoyé parce que l'horrifique ce n'est pas mon credo (la preuve avec au sortir de l'ombre ? je suis toute en paradoxes...) Mais il a droit à ma gratitude éternelle.
Donc hier soir, toute mélancolique, mes petits yeux humides d'émotion, je suis retournée sur son site petites horreurs (que je devrais mettre en lien bon sang ! Ma page liens est obsolète ! Manque plein de choses dessus.)
Au fait, si vous ne savez pas qui c'est... Jess Kaan participe à Horrifique, il a été anthologiste chez Oxymore, il a publié plein de nouvelles depuis 1999, il a un roman à paraître chez Eons... Mieux vaut consulter son site pour voir sa bio. Et il est très sympa, ce qui ne gâche rien (ça fait groupie, mais je m'en tape.)
Et il a ouvert un blog ! Eh oui !
Jess Kaan a un blog ! Il y raconte sa vie !
Et là chez amis, apprentis, wannabe et j'en passe ! Même Robert peut y aller pour en prendre de la graine ! Il y raconte ses débuts !
J'ai trouvé ça très rigolo, (surtout lorsque son premier roman est accepté... pour la modeste somme de 140 000F) et très instructif. Ca donne même du baume au coeur ! Je vous le conseille fortement.
Par contre, je n'ai pas pu laisser de commentaire, parce que son blog, c'est un blogspot, et comme j'ai pas envie de me créer un blogspot juste pour laisser un timide message tout ce qu'il y a de plus banal...
Je devrais peut-être lui envoyer un mail pour lui exprimer toute ma gratitude ?
Roanne (qui est pourvue d'une excellente mémoire) se souvenait de la nouvelle originelle, baptisée elle aussi Au Sortir de l'Ombre (je retitrerai peut-être le roman), qu'elle avait enregistrée sous le nom de "petit massacre en laboratoire" (vous saurez tout.)
De là, il n'y a qu'un pas à me faire raconter ma vie (comme si vous ne le saviez pas déjà). Car cette nouvelle à l'époque refusée par Jess Kaan était assortie d'un mot d'encouragement formidable. Il me disait que c'était évident que le format du texte ne s'adaptait pas à l'histoire. Il n'en fallait pas plus pour me pousser à réfléchir à un format mieux adapté à mes goûts, le roman, car je peux vous le dire, en ce moment je m'éclate grave à écrire ce roman exceptionnel (c'est à cause des hormones - n'ayons pas peur des mots.)
De plus, cet homme formidable finissait son e-mail ainsi :
Toutefois si vous avez d'autres écrits horrifiques sous la main, n'hésitez pas à nous les soumettre, vous avez une fluidité stylistique et un naturel d'écriture qui méritent d'être encouragés.
(Je l'ai apprise par coeur :D)
On rêve tous de ce genre de refus. Je ne lui ai jamais rien renvoyé parce que l'horrifique ce n'est pas mon credo (la preuve avec au sortir de l'ombre ? je suis toute en paradoxes...) Mais il a droit à ma gratitude éternelle.
Donc hier soir, toute mélancolique, mes petits yeux humides d'émotion, je suis retournée sur son site petites horreurs (que je devrais mettre en lien bon sang ! Ma page liens est obsolète ! Manque plein de choses dessus.)
Au fait, si vous ne savez pas qui c'est... Jess Kaan participe à Horrifique, il a été anthologiste chez Oxymore, il a publié plein de nouvelles depuis 1999, il a un roman à paraître chez Eons... Mieux vaut consulter son site pour voir sa bio. Et il est très sympa, ce qui ne gâche rien (ça fait groupie, mais je m'en tape.)
Et il a ouvert un blog ! Eh oui !
Jess Kaan a un blog ! Il y raconte sa vie !
Et là chez amis, apprentis, wannabe et j'en passe ! Même Robert peut y aller pour en prendre de la graine ! Il y raconte ses débuts !
J'ai trouvé ça très rigolo, (surtout lorsque son premier roman est accepté... pour la modeste somme de 140 000F) et très instructif. Ca donne même du baume au coeur ! Je vous le conseille fortement.
Par contre, je n'ai pas pu laisser de commentaire, parce que son blog, c'est un blogspot, et comme j'ai pas envie de me créer un blogspot juste pour laisser un timide message tout ce qu'il y a de plus banal...
Je devrais peut-être lui envoyer un mail pour lui exprimer toute ma gratitude ?
par Syven
publié dans :
Questions techniques
(Attention, article coup de gueule.)
Parfois, je m'étonne devant notre société. La plupart du temps, je me contente d'ignorer la foule compacte et hurlante qui tend à une opinion générale qui m'attriste.
J'ai appris à préférer l'individu à la masse.
Cependant, sur le net, on rencontre le lambda de la masse dans les commentaires. (Ceci n'est pas un n-ième article sur les trolls.)
Je ne comprends pas le manque de recul dont tant de gens font preuve.
Bon sang ! Ils ne prennent pas cinq minutes pour réfléchir et chercher le sens qu'un artiste a donné à un texte ou à une image.
Comment est-ce possible à notre époque ? Nous sommes éduqués, nous avons appris à lire et à écrire, à compter... mais pas à réfléchir ? Je me rappelle pourtant de cours où on nous montrait une image en histoire ou en anglais : on posait des questions, on cherchait à l'expliquer...
Cette époque est révolue. Avec la montée de la pub, quand on voit une image, on associe son sens à la première chose qui nous frappe sans chercher plus loin. C'est ça la pub. Une image simple, un premier degré proéminent et le tour est joué.
Les bouquins, les BDs, ce n'est pas ça. Prenons l'humour, au hasard. Un texte ou une image humoristique peut jouer de ce que l'on nomme "la carricature". Elle fait rire au premier abord, mais elle cache une critique. C'est pour cela qu'elle peut déranger. C'est toute sa force !
Et moi de me demander, quand j'écris un bouquin sur un monstre (au hasard) qui dévore d'innocentes victimes, les gens iront-ils chercher le message que cache ce monstre ? Resteront-ils au sens premier du texte, ravis du beau spectacle son et lumière que je leur offre ? Ou, dégoutés par ce sang, penseront-ils : c'est affreux, comment peut-on écrire des choses pareilles, c'est honteux ! Comme si notre société n'était pas assez violente ! Il faut censurer une telle abomination ! Ca ne devrait pas tomber entre les mains d'adolescents névrosés !
Nereij me parlait du sentiment bizarre qu'il avait d'une montée de puritanisme en France. Je ne l'ai pas cru tout d'abord (mon côté oui-oui — je suis pleine de paradoxes.)
Mais, effectivement. Il monte. Aussi dangereux et pervers qu'un monstre de l'ombre.
Parfois, je m'étonne devant notre société. La plupart du temps, je me contente d'ignorer la foule compacte et hurlante qui tend à une opinion générale qui m'attriste.
J'ai appris à préférer l'individu à la masse.
Cependant, sur le net, on rencontre le lambda de la masse dans les commentaires. (Ceci n'est pas un n-ième article sur les trolls.)
Je ne comprends pas le manque de recul dont tant de gens font preuve.
Bon sang ! Ils ne prennent pas cinq minutes pour réfléchir et chercher le sens qu'un artiste a donné à un texte ou à une image.
Comment est-ce possible à notre époque ? Nous sommes éduqués, nous avons appris à lire et à écrire, à compter... mais pas à réfléchir ? Je me rappelle pourtant de cours où on nous montrait une image en histoire ou en anglais : on posait des questions, on cherchait à l'expliquer...
Cette époque est révolue. Avec la montée de la pub, quand on voit une image, on associe son sens à la première chose qui nous frappe sans chercher plus loin. C'est ça la pub. Une image simple, un premier degré proéminent et le tour est joué.
Les bouquins, les BDs, ce n'est pas ça. Prenons l'humour, au hasard. Un texte ou une image humoristique peut jouer de ce que l'on nomme "la carricature". Elle fait rire au premier abord, mais elle cache une critique. C'est pour cela qu'elle peut déranger. C'est toute sa force !
Et moi de me demander, quand j'écris un bouquin sur un monstre (au hasard) qui dévore d'innocentes victimes, les gens iront-ils chercher le message que cache ce monstre ? Resteront-ils au sens premier du texte, ravis du beau spectacle son et lumière que je leur offre ? Ou, dégoutés par ce sang, penseront-ils : c'est affreux, comment peut-on écrire des choses pareilles, c'est honteux ! Comme si notre société n'était pas assez violente ! Il faut censurer une telle abomination ! Ca ne devrait pas tomber entre les mains d'adolescents névrosés !
Nereij me parlait du sentiment bizarre qu'il avait d'une montée de puritanisme en France. Je ne l'ai pas cru tout d'abord (mon côté oui-oui — je suis pleine de paradoxes.)
Mais, effectivement. Il monte. Aussi dangereux et pervers qu'un monstre de l'ombre.
par Syven
publié dans :
Les p'tits mots de Syven

Smoke tire la langue.
Le feu brûle.

Ayo chante.
Et moi j'écris encore aujourd'hui.
:D
par Syven
publié dans :
Pensées erratiques
Devant une hystérie silencieuse :
C'est la propension à l'émerveillement qui distingue le poète des simples passants.
C'est la propension à l'émerveillement qui distingue le poète des simples passants.
par Syven
publié dans :
Pensées erratiques
Oui, en ce moment, c'est véritablement la forme olympique sur le plan "écrituresque". J'ai presque tenu mes engagements de 20000 signes par semaine, puisque j'oscille entre 12000-17000. C'est un peu comme le juste prix, faut s'approcher mais point trop dépasser si on veut être sûr(e) de durer.
Rendez-vous compte ! Il y a un mois (j'ai regardé les archives du blog pour être sûre), je reprenais le début d'Au Sortir de l'Ombre (~20 000 signes), motivée certes, mais pas à ce point non plus. Au final j'ai jeté le début du premier chapitre et réécrit la fin du prologue (j'ai donc gardé 10 000 signes.) Aujourd'hui, j'ai donc 85 000 signes. En un mois.
J'ai jeté en pâture le début du prologue sur le forum de CoCyclics, et les retours sont très chouettes. Bref, ça me motive encore plus à fond les ballons !
Si ce one-shot fait dans les 500 000 comme prévu, je vais accoucher de celui-ci avant mon petit haricot.
Il va être content le petit* si je suis publiée.
"Alors moman, c'est vrai que tu as écrit un livre quand tu m'attendais?
— Oui mon chéri, le premier que j'ai publié (je fantasme, c'est les hormones, j'ai le droit.)
— Et de quoi ça parle ? De belles princesses, de choux et de poireaux ?
— Non, c'est des histoires sur les méchants montres qui demeurent dans l'ombre. Il y a du sang, des meurtres et des tas d'enfants pas sages qui meurent.
— Ah bon ? (grands yeux écarquillés.)
— Mais ne t'inquiète pas mon chéri. Maman est très forte. C'est elle qui les a créés, et ils n'iront hanter que les gens qu'elle veut. Tant qu'ellle ne te dira pas comment les monstres s'appellent, tu n'auras rien à craindre. Alors tu devrais ranger ta chambre, si tu veux mon avis.
— Papaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!"
Ce sera mieux que le coin, je le pressens.
:D
* Je ne sais pas si Haricot est un gars ou une fille.
Rendez-vous compte ! Il y a un mois (j'ai regardé les archives du blog pour être sûre), je reprenais le début d'Au Sortir de l'Ombre (~20 000 signes), motivée certes, mais pas à ce point non plus. Au final j'ai jeté le début du premier chapitre et réécrit la fin du prologue (j'ai donc gardé 10 000 signes.) Aujourd'hui, j'ai donc 85 000 signes. En un mois.
J'ai jeté en pâture le début du prologue sur le forum de CoCyclics, et les retours sont très chouettes. Bref, ça me motive encore plus à fond les ballons !
Si ce one-shot fait dans les 500 000 comme prévu, je vais accoucher de celui-ci avant mon petit haricot.
Il va être content le petit* si je suis publiée.
"Alors moman, c'est vrai que tu as écrit un livre quand tu m'attendais?
— Oui mon chéri, le premier que j'ai publié (je fantasme, c'est les hormones, j'ai le droit.)
— Et de quoi ça parle ? De belles princesses, de choux et de poireaux ?
— Non, c'est des histoires sur les méchants montres qui demeurent dans l'ombre. Il y a du sang, des meurtres et des tas d'enfants pas sages qui meurent.
— Ah bon ? (grands yeux écarquillés.)
— Mais ne t'inquiète pas mon chéri. Maman est très forte. C'est elle qui les a créés, et ils n'iront hanter que les gens qu'elle veut. Tant qu'ellle ne te dira pas comment les monstres s'appellent, tu n'auras rien à craindre. Alors tu devrais ranger ta chambre, si tu veux mon avis.
— Papaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!"
Ce sera mieux que le coin, je le pressens.
:D
* Je ne sais pas si Haricot est un gars ou une fille.
par Syven
publié dans :
Les p'tits mots de Syven













