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Vendredi 19 octobre 2007

Il y a un point essentiel que nous avons négligé lors des précédentes aventures de Robert : la maîtrise de l'ellipse, tout ce qu'on n'écrit pas parce qu'on n'a pas besoin de l'écrire, ou parce qu'on préfère ne pas l'écrire. Autant vous dire tout de suite que l'ellipse a beau être un procédé courant et très utilisé, son usage n'en est pas moins casse-gueule.

L'ellipse se traite à deux niveaux, sur la forme et sur le fond.

En terme de forme, l'ellipse n'est pas si simple à maitriser et touche un certain de nombre de procédés stylistiques familiers. Je me rappelle par exemple d'un article de Blackwatch qui incitait les auteurs à montrer plutôt que dire. Comme quand Robert est furieux, on se rend beaucoup mieux du degré de sa colère s'il en vient à casser une chaise sur la tête de la personne qui l'escagasse. A contrario, on ne peut pas que montrer, il faut parfois expliciter, en particulier quand les personnages intériorisent leurs émotions et leur réflexion.

Il est aisé de tomber dans la redite ou dans le convenu. Par exemple, si le personnage se prépare son déjeuner, le lecteur ne sera pas intéressé par l'ensemble des étapes que comporte cette préparation. Il suffit de quelques détails bien choisis pour brosser une scène quotidienne, à la fois familière : une tasse un peu trop chaude que Robert se dépêche de poser sur une table, une crêpe au pâté qui se défait quand il mord dedans...

Inutile de raconter tout le tartinage du pâté pour qu'on se rende compte qu'il a tartiné sa crêpe lui-même, et inutile aussi de préciser que c'est 'heure du petit déjeuner et que donc, il va petit déjeuner. Si on retrouve Robert seul en chausses dans une cuisine à l'aube, avec sa tasse brûlante et sa crêpe qui déborde, on devine qu'il profite d'un réveil matinal pour s'accorder un moment paisible, sans valet calamiteux pour chercher à suppléer à ses désirs. Pauvre homme ! Qu'on le laisse tranquille et qu'on ne gâche pas la plénitude du moment par une description détaillée qui confine à l'indiscrétion !

Oui mais. L'ellipse est si pratique que parfois, on tombe gaiement dedans en comptant sur l'imagination du lecteur pour combler tous les trous. Par exemple, toujours pour la scène de Robert au petit déj, je n'ai pas vraiment évoqué la cuisine. J'ai parlé de valet, et on peut subodorer que dans le contexte, j'avais placé le mot château quelque part avant. Alors, en passant gentiment dessus, j'évite de la décrire d'une (ce qui peut être intéressant dans un contexte médiéval, puisque tous ne savent pas trop ce qu'on trouve dans une cuisine de l'époque), et de deux, j'évite de justifier sa désertitude de gobi. Quoi, personne dans la cuisine d'un château un peu avant l'aube ? Ben y'en a qui ne sont peut-être pas très près de manger... Voire y'en a qui devraient peut-être même y dormir et qui n'y sont pas ?!

Moi en tant que lectrice, je me pose plus ou moins la question de comment notre empoté de Robert réussit à approcher la bouffe dans un château sans que personne ne l'y prenne. Il est très fort, je suis sûre que tous les clébards du coin lui vouent déjà un culte. En tant qu'auteur, je vous avoue m'être assez peu documentée sur le fonctionnement des cuisines au moyen-âge. Donc, on va dire que ça m'arrange.

(à suivre)

Mardi 16 octobre 2007

Un écrivain écrit toujours, même quand il n'écrit pas.

L'autre jour en voiture, mon passager de mari me disait que quand il n'avait rien à faire, il réfléchissait à toutes sortes de problèmes. J'ai souri. Vous savez, c'est le genre ingénieux et besogneux qui ne s'arrête pour ainsi dire jamais. Soit il travaille, soit il bricole, soit il s'occupe de l'intendance, soit il joue ses armées dans les arènes (c'est un grand général mine de rien)... et donc, s'il se pose 5 minutes, des problèmes techniques l'assaillent, alors il cherche à les résoudre.

Bon, ben moi c'est pareil, sauf que ce sont des histoires qui m'assaillent. Donc même quand je n'écris pas, j'écris. Inutile de vous dire à quel point cette nouvelle me réjouit. Dommage qu'on n'ait pas encore inventé le lecteur de pensées qui couche tout au propre sans faute d'orthographe. Mieux, sans tics d'écriture, sans erreur de forme, de sorte qu'on n'ait pas à se relire.

Ce serait vraiment de la triche, mais ça m'aiderait peut-être à terminer un roman.

:D

Mardi 16 octobre 2007

Un écrivain écrit toujours, même quand il n'écrit pas.

L'autre jour en voiture, mon passager de mari me disait que quand il n'avait rien à faire, il réfléchissait à toutes sortes de problèmes. J'ai souri. Vous savez, c'est le genre ingénieux et besogneux qui ne s'arrête pour ainsi dire jamais. Soit il travaille, soit il bricole, soit il s'occupe de l'intendance, soit il joue ses armées dans les arènes (c'est un grand général mine de rien)... et donc, s'il se pose 5 minutes, des problèmes techniques l'assaillent, alors il cherche à les résoudre.

Bon, ben moi c'est pareil, sauf que ce sont des histoires qui m'assaillent. Donc même quand je n'écris pas, j'écris. Inutile de vous dire à quel point cette nouvelle me réjouit. Dommage qu'on n'ait pas encore inventé le lecteur de pensées qui couche tout au propre sans faute d'orthographe. Mieux, sans tics d'écriture, sans erreur de forme, de sorte qu'on n'ait pas à se relire.

Ce serait vraiment de la triche, mais ça m'aiderait peut-être à terminer un roman.

:D

Lundi 15 octobre 2007

Je pourrais vous raconter des salades et vous dire par exemple, que j'ai été très occupée tous les soirs à cause de mon bébé, ou de mon cochon de chat qui a pissé un peu partout de jalousie, et donc, que c'est pour cela que je n'ai pas écrit depuis une semaine ou presque (je ne compte pas Haricot primeur).

Mais, vous mentir serait comme chercher à tromper ma conscience, chers égarés.

Je n'ai rien fait. Je n'ai pa dérogé au sacro-saint desperate housewife sur canal+ jeudi dernier, et j'ai hochetouillé les autres soirs. Pis, lorsque j'ai eu une demie-heure hier, je l'ai consacrée au 3eme tome d'Au Crépuscule du Ve Cercle, trilogie fantasy reléguée au plus bas de ma liste des priorités.

Pourquoi ? Un petit éclair d'inspiration, une scène pleine de poésie... Ah, vous parliez de ma faignantise ? Je mets ça sur le compte de l'automne. Pas envie, pas envie.

Mais vu mes récents déboires (cf Haricot primeur), ça va saigner ce soir.

Lundi 8 octobre 2007

Je pense qu'il n'y a rien de pire pour un auteur que l'inspiration qui lui transpire des doigts tandis que son clavier se dérobe chaque fois qu'il s'en approche. Tenez, par exemple, ce week-end. Bon samedi, le temps était grandiose. Je n'ai donc pas approché mon PC. Mais, dimanche, après avoir usé une partie de mon temps à traquer du bug sur le forum de CoCyclics, je me suis dit : Banco ! Je vais écrire.

Et c'est tombé à l'eau. Entre le four qui refusait de tourner la broche du poulet, les frites qui ont brûlé (ce n'était pas moi qui cuisinais...) tout le déjeuner a été décalé. Résulta des courses, on a mangé à 14h30. Une performance. Après, tout a été décalé. Du coup, on a fini de manger à 22h00. Après j'étais trop fatiguée.

Du coup, je vais me faire violence cette semaine. Je veux reprendre un rythme, au moins 10 000 signes la semaine.

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