Bon, revenons au sujet.
Lorsqu’on écrit un texte, on adopte un point de vue particulier pour s’adresser au lecteur. Ce point de vue est ce qu’on appelle le narrateur.
Dans les grandes lignes, et pour utiliser du vocabulaire technique, on peut les départager en trois catégories :
- La focalisation externe.
- La focalisation interne.
- La focalisation zero.
La focalisation externe
Le narrateur extérieur à l’histoire et aux personnages rapporte les évènements aux lecteurs. Il se place en tant qu’observateur et ne rapporte rien de plus que les faits visibles. Il ne partage pas la connaissance des personnages, et propose un point de vue objectif (dépourvu d’opinion et d’analyse).
Pour vous donner une idée du type de discours que cela donne, prenons l’arrivée triomphale de Robert à Rocamadour-lès-trois-oies :
Le Chevalier Robert arriva au château, par la grand route de Saint Roquefort, couvert de poussière comme son canasson. Les paysans se massèrent sur son passage, visiblement surpris de voir un noble parcourir la région… Leurs enfants quant à eux s’amusèrent à lui lancer des œufs qui explosaient efficacement sur son armure.
C’est une narration relativement pauvre, car sans indice du ressenti des personnages. C’est utile pour donner à un passage un ton journalistique, scientifique, touristique… C’est d’une utilisation plutôt ponctuelle.
La focalisation interne
C’est du point de vue d’un personnage qu’est racontée l’histoire. Le lecteur la vit donc à travers celui-ci, ce qu’il voit, ce qu’il pense, ce qu’il ressent. Le point de vue est alors subjectif, même si la capacité d’analyse du lecteur lui permet de se faire sa propre opinion. La focalisation interne est très fréquente, et s’appuie souvent non pas sur un mais plusieurs personnages.
Voici le même passage que précédemment, raconté du point de vue de Robert :
Quand Robert arriva en vue du château, il n’avait qu’une hâte, descendre de selle et se baigner la tête dans le lavoir. Néanmoins, soucieux de donner une bonne image de lui-même, il se redressa, gardant sa monture au pas, certain d’être acclamé par les paysans qui se massaient de part et d’autre de la route. Quelle ne fut pas sa déconfiture quand des garnements le bombardèrent avec des œufs, mettant par le même coup à sac son arrivée triomphale à Rocamadour-lès-trois-oies.
Dans le passage précédent, vous notez qu’il n’est toujours utile d’employer la première personne pour la focalisation interne.
La focalisation zéro
Le narrateur est omniscient. Il sait tout ce qui se passe, le passé, le présent le futur des personnages, leur ressenti, leurs désirs, etc.
Si en arrivant en vue du château, Robert avait su que des chenapans le bombarderaient avec des œufs pourris, il aurait pressé le pas, au lieu de se pavaner devant des paysans, bien surpris de voir un noble se ridiculiser de la sorte.
Le narrateur est « invisible » dans l’exemple précédent.
En quoi est-ce intéressant de savoir tout cela ?
Généralement, l’écrivain adopte la focalisation qui lui semble la plus naturelle. Mais suivant la longueur du récit, ou sa complexité, il peut se trouver dans des situations où un changement de focalisation peut s’avérer utile pour plusieurs raisons :
- Changer le rythme (et éviter de lasser le lecteur.)
- Distiller plus efficacement les informations.
- Attirer l’attention du lecteur.
Par exemple, l’écuyer de Robert (plus intelligent que son maître, et capable de lire et d’écrire) l’espionne pour le compte de son ennemi juré. Plutôt que de rapporter un long dialogue entre Robert et le roi avec une focalisation zero ou interne, il peut être judicieux de porter à l’attention du lecteur une missive dudit écuyer, faisant office de rapport, et relatant sur le mode de la focalisation externe les propos les plus importants de la conversation.
Attention aux contraintes
Quelle que soit la focalisation que vous choisissez, vous devez respecter les contraintes qui en découlent. Par exemple, si vous employez la focalisation zero, vous introduisez un personnage supplémentaire dans l’histoire : le ton employé par le narrateur omniscient (pas forcément invisible) doit former un tout cohérent sur l’ensemble du récit. Il correspond à une personnalité que vous devez soigner.
De même lorsque vous employez la focalisation interne, celle-ci doit respecter le caractère du personnage qui est suivi.
Par exemple, quand Robert rentre dans une taverne, et que vous utilisez son point de vue, il doit refléter la bonne opinion que celui-ci a de l’endroit (l’ambiance chaleureuse, la serveuse plantureuse, la bonne odeur de bière, etc. Un autre personnage aura un point de vue tout à fait différent. Mettons la gouvernante : elle ne verrait que la saleté des tables, les individus crasseux et l’atmosphère enfumée qui font des lieux un bouge !
Le point de vue induit une cohérence du récit qui n’est pas négligeable. Prenez garde à la focalisation zero si elle n’intervient pas ponctuellement.
Pour un blog, c'est ce qui donne envie de lire ou non l'article. En plus de contribuer au référencement sur internet dudit article.
Alors pourquoi ai-je choisi ce titre ? Par esprit d'emphase, peut-être. Jamais je n'oserai avouer un quelconque manque d'inspiration, même pour un titre. C'est ma mauvaise foi naturelle qui parle bien sûr.
En fait, c'est par pure prétention, ou par pêché d'orgueil (de toute façon, j'ai déjà reconnu être une horrible personne...)
Je suis très satisfaite de moi.
Bon, c'est vrai, je n'ai pas remis la main sur le chargeur de mon appareil photo, ce qui vous prive de magnifiques photos de ma salle de bain (j'ajoute que si le vert rend moche sur le blog, il n'en reste pas moins parfaitement magnifique dans la réalité.) De même, toujours pas de photos de l'extérieur, ni de Smoke en train de nous la jouer Pépé le putois. (Quel dommage quand même !)
Mais, j'ai avancé mon roman de l'ombre hier soir : j'ai relu et terminé mon premier chapitre, écrit l'intro du 2eme, dont j'ai aussi tiré les plans dans ma tête, en plus d'avoir trouvé une solution pour mieux intégrer Christopher. Je n'ai pas noté le plan sur papier car, merci esprits célestes ! mercredi est férié ET j'ai posé mon jeudi et mon vendredi. Ce qui vous vaut à la lecture un magnifique :
YES ! Holly holly days !
Je ne vais quand même pas écrire 3-4 chapitres ce WE, ce qui pourrait paraître dommage, mais qui ne l'est pas ! Car j'ai comme un mariage super à l'autre bout de la france samedi !
Quoiqu'il en soit, comme Blacky l'a gentiment demandé, je vous livrerai un passage de ce nouveau roman courant de la semaine. En plus, il est vraiment parfait pour un teasing.
N'oubliez pas que vous pouvez découvrir en exclu sur ce blog le début du prologue de ce roman.

Faut absolument que je charge mon appareil photo ce WE. Smoke est trop marrant quand il galope dans le jardin (de mauvaises herbes.) On dirait Pépé le putois dans la pub royal canin !

Très tôt, j'ai su que le genre humain adorait mentir. On trouve toujours une bonne excuse pour mentir, surtout aux enfants. Ou alors, pour sauvegarder les convenances, on prétend ruser.
J'étais assez jeune, mais je lisais déjà des jojo lapins. J'avais depuis toujours une sainte horreur du dentiste. A quatre ans déjà, mes parents avaient prétexté une balade en forêt pour m'emmener le voir. Résultat, une fois sur le parking, mon père a dû me trainer de force tandis que je m'arc-boutais sur mes pieds.
Revenons à cette époque bénie où j'étais encore naïve, mais bien plus courageuse. Cette fois-ci, ma mère ne me cacha pas où nous allions. Dans le cabinet flottait cette odeur détestable de dentifrice et d'anti-septique, laquelle me semble toujours détestable. Notre attente me parut donc interminable.
Quand enfin je me trouvai sur le fauteuil, je respectai la promesse de me tenir tranquille, laissant docilement le docteur examiner ma dentition. Bien sûr, il me dit que j'étais une jolie petite fille, et que je ne devais pas avoir peur, qu'il n'allait pas me faire de mal. Ensuite, cet arracheur de dents me demanda de garder la bouche ouverte, tripotant à mon insu des instruments derrière le dossier.
Mon esprit m'ayant envoyé une salve d'avertissements, j'attendis, tous sens en alerte. Puis tout se passa très vite. Ses doigts me forcèrent à ouvrir la bouche plus grand, une aiguille entra dans mon champ de vision... Ma machoire se referma violemment sur les phalanges du dentiste, qui bien sûr hurla.
Je me souviens distinctement lui avoir dit, très en colère :
"C'est votre faute, il fallait m'expliquer d'abord !"
(Chaine de Baldwulf sur le souvenir d'enfance, que je transmets à Gyl, Blackwatch et Anilori.)

On peut dire qu'en ce moment, je vais bien. J'ai la pêche, et j'avance.
L'ombre
J'ai replongé dans l'ombre. De nouveau, William et Heinrich m'obsèdent. Ils composent un duo étrange, que leur tierce comparse, Christopher a bien du mal à suivre. Pourtant, Christopher est indispensable. Sans ce timide bonhomme, au visage poupin et aux origines prolétaires, les deux autres traqueurs ne seraient rien.
Le début du roman "Au sortir de l'ombre" est en place. Je n'ai plus qu'à en poursuivre l'écriture, arrêtée au premier chapitre. Je pensais écrire le scénario en entier avant de me remettre à écrire, mais non. Il faut que j'écrive cette première partie. J'ai besoin de confronter les personnages sur papier pour planifier les autres phases.
Les recherches sur personnage ne suffisent pas (ce sont des pages que j'écris de-ci de-là, sans forcément de rapport avec l'histoire, pour faire vivre sur papier mes acteurs.)
Il me faut des mises en situation. Les scènes bouclent dans ma tête. Je n'ai pas connu pareille frénésie créatrice depuis longtemps. Depuis... que j'ai écrit Pour les hommes, très exactement, en mars 2005.
La lumière
C'est la que je suis forte (auto-jubilation). En ce moment, je rêve de la Course de la Lumière. Je vous jure, c'est pas banal, je revis le scénario. Et samedi, après relecture du début, j'étais assez satisfaite. Là encore, j'avance.
Les grenouilles
Je me découvre une passion nouvelle pour les grenouilles. Qu'est-ce que c'est mignon ! Mais je suis vraiment trop nulle en photoshop. Quoiqu'il en soit, j'abats mes dernières cartes. J'aurais un logo, même si je dois vendre le corps de Zali pour cela.
Le projet secret ne sera plus secret vers le 22 novembre.
Tout plein de gens ont travaillé dessus. Les documents sont presque achevés.
Et enfin, je suis connectée à internet ! Je vais pouvoir faire le site.
(Il est bien mon teasing, hein ?)













