Je me suis dit qu'avec la rentrée qui approche, une nouvelle catégorie ne serait pas de trop : FAQ de l'écrit.
Je vous propose d'étudier les FAQs (Frequently Asked Questions - questions fréquemment posées), ces petites questions qui sèment le doute dans l'esprit du jeune auteur.
Pauvres de nous, non seulement il nous faut améliorer notre prose, nous flageller pour parvenir au bout de nos peines, mais en plus, il nous faut combattre ce doute récurrent qui nous assaille.
Peut-être qu'on pourra en ajouter le contenu au fur et à mesure, sachant que les réponses les plus argumentées et démarquées seront intégrées (avec la permission de leur auteur) dans le PDF des Aventures de Robert.
Je vous propose d'étudier les FAQs (Frequently Asked Questions - questions fréquemment posées), ces petites questions qui sèment le doute dans l'esprit du jeune auteur.
Pauvres de nous, non seulement il nous faut améliorer notre prose, nous flageller pour parvenir au bout de nos peines, mais en plus, il nous faut combattre ce doute récurrent qui nous assaille.
Peut-être qu'on pourra en ajouter le contenu au fur et à mesure, sachant que les réponses les plus argumentées et démarquées seront intégrées (avec la permission de leur auteur) dans le PDF des Aventures de Robert.
par Syven
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FAQ de l'écrit
Cher(e)s égaré(e)s,
Je vous écris aujourd'hui depuis ma cuisine, et je pense à vous comme à des amis qui me manqueraient. Tandis que mon haricot s'excite dans son transat, je ne vous oublie pas, entre une vaisselle et un cheese cake.
Ici il fait beau et chaud, j'aurais presque pu déjeuner dehors. Je me porte bien, j'ai maigri et je songe à la rentrée avec aussi peu d'enthousiasme que vous l'imaginez.
Tout cela m'amène à vois faire part de ma réflexion du jour. Parmi toutes les questions existentielles qui harponnent l'auteur consciencieux, il y en a une qui mérite que nous nous attardions.
Doit-on faire plaisir au lecteur ?
Ah ah ! Oui ET non. Si l'on écrit pas que pour soi, le lecteur doit passer un agréable moment, mais agréable en soi signifie se plonger dans sa lecture jusqu'au cou. Et lui faire plaisir est une gageure : d'un lecteur à l'autre l'attente sera diférente. Non, ce qu'il faut, ce n'est pas lui faire plaisir, c'est le faire réagir d'une façon ou d'une autre. Chercher sa peine, le frustrer, le faire rire, éventuellement lui faire avoir une petite larme.
En attendant de vous retrouver, je recommande une saine lecture : Dans les pas de Roanne. Ne vous en privez pas, c'est gratuit.
Je vous écris aujourd'hui depuis ma cuisine, et je pense à vous comme à des amis qui me manqueraient. Tandis que mon haricot s'excite dans son transat, je ne vous oublie pas, entre une vaisselle et un cheese cake.
Ici il fait beau et chaud, j'aurais presque pu déjeuner dehors. Je me porte bien, j'ai maigri et je songe à la rentrée avec aussi peu d'enthousiasme que vous l'imaginez.
Tout cela m'amène à vois faire part de ma réflexion du jour. Parmi toutes les questions existentielles qui harponnent l'auteur consciencieux, il y en a une qui mérite que nous nous attardions.
Doit-on faire plaisir au lecteur ?
Ah ah ! Oui ET non. Si l'on écrit pas que pour soi, le lecteur doit passer un agréable moment, mais agréable en soi signifie se plonger dans sa lecture jusqu'au cou. Et lui faire plaisir est une gageure : d'un lecteur à l'autre l'attente sera diférente. Non, ce qu'il faut, ce n'est pas lui faire plaisir, c'est le faire réagir d'une façon ou d'une autre. Chercher sa peine, le frustrer, le faire rire, éventuellement lui faire avoir une petite larme.
En attendant de vous retrouver, je recommande une saine lecture : Dans les pas de Roanne. Ne vous en privez pas, c'est gratuit.
par Syven
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Questions techniques
J'ai toujours aimé travailler sous la pression. Alors que mon quotidin déborde de tâches ménagères, je me découvre de nouvelles ressources.
C'est heureux. Je me prenais à désespérer quelque peu de retrouver ma cadence d'apprenti, elle qui m'est venue un peu tardivement.
J'affiche donc 372 171 caractères, soit 22000 de mieux qu'il y a 15 jours. N'est-ce pas formidable ? Avec ce quart de roman à portée de clavier, j'atteins presque la 3eme grosse articulation de mon récit "Au Sortir de l'ombre". Tout ça se précise, et si le scénario demeure limpide (ou saignant, question de point de vue), je suis confontée à deux types de problèmes.
Le premier, le plus important, reste le contexte XIXeme : question cohérence, je n'ai pas le droit à l'erreur. Le second, pas des moindres, consiste à ne pas me laisser dépasser sur la structuration du récit. Je sens les déséquilibres, la narration a sensiblement changé.
Sinon, pour votre information, je fais l'objet d'une interview dans le Présence d'Esprit n°52 pour ma participation à l'initiative désintéressée qu'est CoCyclics.
Je vous rappelle que nous cherchons toujours des directeurs et que nous sommes de gentilles personnes toutes prêtes à rencontrer et accueillir de nouvelles grenouilles. CoCyclics, pour les auteurs et les lecteurs, parce que tous le valent bien !
C'est heureux. Je me prenais à désespérer quelque peu de retrouver ma cadence d'apprenti, elle qui m'est venue un peu tardivement.
J'affiche donc 372 171 caractères, soit 22000 de mieux qu'il y a 15 jours. N'est-ce pas formidable ? Avec ce quart de roman à portée de clavier, j'atteins presque la 3eme grosse articulation de mon récit "Au Sortir de l'ombre". Tout ça se précise, et si le scénario demeure limpide (ou saignant, question de point de vue), je suis confontée à deux types de problèmes.
Le premier, le plus important, reste le contexte XIXeme : question cohérence, je n'ai pas le droit à l'erreur. Le second, pas des moindres, consiste à ne pas me laisser dépasser sur la structuration du récit. Je sens les déséquilibres, la narration a sensiblement changé.
Sinon, pour votre information, je fais l'objet d'une interview dans le Présence d'Esprit n°52 pour ma participation à l'initiative désintéressée qu'est CoCyclics.
Je vous rappelle que nous cherchons toujours des directeurs et que nous sommes de gentilles personnes toutes prêtes à rencontrer et accueillir de nouvelles grenouilles. CoCyclics, pour les auteurs et les lecteurs, parce que tous le valent bien !
par Syven
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Les p'tits mots de Syven
Je vous conseille vivement la lecture de Metropolitain par Yan Marchand, une novella sortie aux éditions Griffe d'encre. J'ai personnellement craqué sur la présentation éditeur, moi qui d'habitude ne lit jamais ce genre de chose, et préfère une première page avant de me forger une opinion.
Mais cette fois-ci, le 4eme était véritablement alléchant.
Cet homme n’est pas à croquer.
Il est laid.
Il pense mal.
Ses journées s’épuisent en complexes…
Mais un chien le trouve à son goût… un peu trop. C’est qu’il est usant, l’animal ! Il mord, lèche, ronge et savoure. Une vraie passion pour les mollets.
Et puis – liberté ! –, il n’est plus là.
Ce qu’il a fallu faire pour s’en débarrasser !
Mais un matin, dans le métropolitain, entassé avec d’autres…
… une morsure à l’épaule.
Bon, lisez-le. C'est de la bonne littérature. L'écriture est surprenante sous bien des rapports, le traitement de l'intrigue atteint d'excellentes profondeurs, c'est un peu glauque et bizarre à certains points de vue, mais c'est vraiment chouette.
Le genre, fantastique.
Allez, en avant mauvaises troupes, pour une griffouille !
Mais cette fois-ci, le 4eme était véritablement alléchant.
Cet homme n’est pas à croquer.
Il est laid.
Il pense mal.
Ses journées s’épuisent en complexes…
Mais un chien le trouve à son goût… un peu trop. C’est qu’il est usant, l’animal ! Il mord, lèche, ronge et savoure. Une vraie passion pour les mollets.
Et puis – liberté ! –, il n’est plus là.
Ce qu’il a fallu faire pour s’en débarrasser !
Mais un matin, dans le métropolitain, entassé avec d’autres…
… une morsure à l’épaule.
Bon, lisez-le. C'est de la bonne littérature. L'écriture est surprenante sous bien des rapports, le traitement de l'intrigue atteint d'excellentes profondeurs, c'est un peu glauque et bizarre à certains points de vue, mais c'est vraiment chouette.
Le genre, fantastique.
Allez, en avant mauvaises troupes, pour une griffouille !
par Syven
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Lecture
Coin-coin ! Un petit mot en passant pour annoncer avec fierté que j'ai écrit les deux tiers de mon roman. Voilà. Avec 350 000 caractères atteints, je suis toute heureuse, et j'ai la sensation d'avoir bien progressé, compte-tenu de mon handicap, un adorable bébé vorace...
Je crois dur comme fer que je vais finir cet opus pour décembre. Il me reste 5 mois pour écrire les 150 000 derniers caractères, et effectuer une première relecture de mon chef d'oeuvre. Si j'y parviens, j'aurais franchi une étape déterminante pour mon statut d'apprenti-écrivain.
J'aurais terminé un roman, de qualité correcte si je compare avec mes précédents ouvrages, et j'aurais débroussaillé mon premier jet. Je me projette loin, certe, mais c'est un peu ma locomotive. Je n'aurais plus qu'à me relire une deuxième fois après un repos de quelques semaines, puis à soumettre à la lecture de quelques personnes triées sur le volet.
Bon, j'ai encore un peu de boulot quand même !
Je crois dur comme fer que je vais finir cet opus pour décembre. Il me reste 5 mois pour écrire les 150 000 derniers caractères, et effectuer une première relecture de mon chef d'oeuvre. Si j'y parviens, j'aurais franchi une étape déterminante pour mon statut d'apprenti-écrivain.
J'aurais terminé un roman, de qualité correcte si je compare avec mes précédents ouvrages, et j'aurais débroussaillé mon premier jet. Je me projette loin, certe, mais c'est un peu ma locomotive. Je n'aurais plus qu'à me relire une deuxième fois après un repos de quelques semaines, puis à soumettre à la lecture de quelques personnes triées sur le volet.
Bon, j'ai encore un peu de boulot quand même !
par Syven
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Les p'tits mots de Syven













