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Jeudi 21 juin 2007
Le premier opus du Double Blind Mad Project est en ligne.

Je rappelle le principe : un thème est donné, à partir duquel tour à tour, des dessins puis des textes sont écrits sur le principe du téléphone arable.

Rendez-vous sur : http://dbmp1.canalblog.com/
Samedi 16 juin 2007
... sur Smoke et moi.



1. Quand je sors dans le jardin, il me suit à la trace. Si je m'accroupis et que je le regarde, il accourt. A tous les coups.

2. Depuis que le petit a envahi son territoire (sans se rendre utile), Smoke a décidé d'attirer l'attention sur lui. Sa dernière trouvaille étant de dormir sur nos sets de table la nuit, ce qui m'a littéralement fait manger des tartines aux poils ce matin.

3. Smoke a un nouveau copain, un chat siamois. Tous les jours, ils jouent à "je te tiens, tu me tiens, par la barbichette..." Mais si l'un d'eux tourne le dos, l'autre lui court après. Pour l'instant, c'ets toujours Smoke qui pourchasse l'autre. Mais son pote insiste : il était là avant.

4. Smoke a le droit a une boîte de Sheba de temps en temps. Je culpabilise de m'en occuper moins, alors il a quelques petites compensations.

5. Smoke a beau être castré, il a toujours des "envies". Il faut savoir que je suis son Big Love. Donc gare à mes pulls s'ils trainent. Mais il m'a déjà fait des avances...

6. J'ai toujours considéré que Smoke n'était pas un animal de compagnie banal. Je ne sais pas si c'est à cause de nous, à force de lui prêter des émotions, qu'il s'est forgé son caractère de râleur. Mais je me plais à croire qu'il a un côté un tantinet humain.

7. La première fois que Nereij a vu Smoke, il s'est écrié : Mais c'est quoi ce truc ???

Cette chaine est pour qui veut !
Mardi 5 juin 2007
Aujourd'hui c'est la fête, je suis levée de bonne heure, alors je poste même un extrait !
Vous me direz si c'est pas trop mal, c'est le chapitre que j'écris en ce moment et avec la fatigue, je ne suis plus trop capable de m'auto-juger sur ce qui est fraichement pondu.

L’East End ne démentait pas sa réputation de quartier insalubre. Collés au port en aval des usines et entrepôts, les bâtiments de taille diverses et variées se serraient les uns contre les autres, leurs silhouettes hautes et disparates s’étiolant dans le brouillard. Sous le fait de l’humidité, l’atmosphère nauséabonde, mélange piquant d’odeurs fécales et industrielles, prenait consistance, collait aux narines et aux lèvres, soulevant le cœur des visiteurs de passage assez fous ou lubriques pour s’aventurer là à cette heure.

Ces derniers se mêlaient à la faune peu recommandable qui hantait les lieux. Quelques solitaires rasaient les murs des rues crasseuses et mal éclairées, du moins celles qui l’étaient, tandis que de petits groupes de soldats et marins riaient et s’esbaudissaient devant les charmes des tapineuses toutes prêtes à exercer leur commerce.

Grâce aux vêtements empruntés aux marins de Ramsgate, le petit groupe de traqueurs n’attirait pas l’attention. Les deux bergers de beauce dissuadaient les pickpockets comme les brigands en maraude de les approcher, et de toute façon, l’ombre inquiétante qui les accompagnait avait tendance à rebuter quiconque posait les yeux sur eux. Dans ces quartiers pauvres, on avait le sixième sens plus aiguisé que dans la haute société.

Heinrich guidait ses compagnons à travers le dédale, l’air aussi à l’aise que s’il s’agissait d’une promenade sur Oxford Street. A ses côtés, Christopher et Lady Helen se disputaient le palme de l’expression la plus morose ; William quant à lui affichait son habituel visage glabre.

Le groupe arriva bientôt à une maison de passe dont les volets rabattus dissimulaient les agissements de ses occupants. L’allemand s’approcha de l’homme posté à l’entrée, un ancien taulard tatoué qui portait une vilaine chemise de laine tachée par-dessus un pantalon de toile mal dégrossie. Tous deux échangèrent quelques mots au terme desquels ils se serrèrent brièvement la main, puis le gardien les accompagna à l’intérieur.

Les murs nus et lézardés ne portaient ni tenture, ni peinture, ni aucune autre trace d’un habillement antérieur visant à dissimuler le plâtre de mauvaise qualité. Au sol, le plancher n’avait jamais été raboté et ciré pour donner l’illusion d’un parquet : sa patine grise était le fruit des semelles grasses des clients. Quant au plafond, il disparaissait sous les toiles d’araignée… Helen prit le parti de regarder devant elle, désolée de découvrir plus triste et sale que leur précédent refuge.

 Le couloir s’étirait, famélique dans l’éclairage de son unique chandelle. Sans dire mot, leur guide les conduisit jusqu’à un autre couloir sombre qui s’enfonçait dans la maison, plus profonde qu’il n’y paraissait au premier abord. La prêtresse fronçait le nez, écoeurée par un effluve entêtant de mauvais parfum, sans doute à vocation de masquer la puanteur générale qui habitait les lieux.

Enfin ils entrèrent dans un appartement aux meubles raffinés, tout tendu d’étoffes soyeuses, pourpres comme la robe de la jeune femme blonde, poudrée, qui gisait alanguie sur les draps blancs d’un somptueux lit à baldaquins.

Mardi 5 juin 2007
En commentaire, Béatrice m'a demandé si mes écrits étaient influencés. Au niveau de l'inspiration, tout doucement, oui. Surtout pour ce qui est de mes écrits fantasy. Je n'ai toujours pas fini ma relecture, et ce qui a changé depuis la naissance de mon fils, c'est que j'y pense toujours autant, mais j'aimerais bien qu'il puisse lire ça quand il sera ado.

C'est vrai que mis à part quelques scènes particulièrement rebutantes (comme le meurtre d'une femme enceinte juste pour le folklore), cette trilogie n'est pas glauque. On y parle surtout d'amour sous diverses formes. Donc, il y a de fortes chances pour que je lisse un peu tout ça, car quitte à le reprendre, autant que je le reprenne bien.

En plus, j'ai une nouvelle technique de relecture pratique. Je raconte ça à mon bambin entre deux danse du dodo pendant que je le balade pour l'endormir. Je schématise un peu pour ne pas sombrer dans les détails et du coup, j'ai trouvé un nouveau pourquoi du comment que dans le début ça ne marchait pas bien. Parce qu'en racontant par le menu les évènements de mon premier chapitre, certains passages m'ont semblé trop compliqués ou mal foutus en l'espace d'une seconde et du coup j'ai esquivé en optant pour une solution qui paraissait toute naturelle à voix haute.

Dingue hein ?

Par contre, pour Au Sortir de l'Ombre, la venue au monde du petit n'a rien changé. Je pense que ça me défoule bien même, du moins quand j'en ai le temps. Par contre, je n'ai pas le temps de scénariser autant que je veux. Je suis trop focalisée sur le petit. ca doit être les hormones. Du coup, j'ai un peu peur de faire du n'importe quoi, je ne suis plus de plan de chapitre stricto senso. Un nouveau personnage s'est incrusté, bref, c'est la panade.  Parce que le personnage, c'est le genre crampon...
 
Bon allez, je vais poster un extrait dans le prochain article.
Vendredi 1 juin 2007
La barre des 300 000 est franchie !
Je suis à 303 001 caractères pour Au Sortir de l'Ombre !

JE commençais à désespérer d'avoir le temps d'avancer un tout petit peu.
Bon, 4000 caractères en une semaine, ça paraît peu. Mais quand on a un petit chauve pendu au sein, c'est beaucoup.

Par contre,  plusieurs nouveaux personnages ont fait irruption. Ca ajoute de nouvelles scènes, j'ai peur de ne pas avoir bien chiffré avec 500 000 signes. Ce qui m'ennuierait parce qu'au train où j'avance, le pourcentage qui monte est mon seul ami.

Bon, je vous quitte déjà, mais bien à regret.
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