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Jeudi 29 juin 2006

Non, ce n'est pas un article sur San Francisco. Pour cela, il faudra attendre la semaine prochaine (et vous ne serez pas déçus, je vous le promets !)

Bon, je vais faire un break. Les six derniers mois, j'ai enchainé les appels à textes. Avec ma maison en construction, et mes projets annexes, je dois ralentir un peu la cadence.

Je veux aussi me remettre à ma correction de la Course de la Lumière. Je m'amuse beaucoup à écrire des nouvelles, mais mes premières amours me manquent. De plus, quelques beta-lecteurs trouvent le temps long et aimeraient soit découvrir ce tome, soit en obtenir la suite (désir bien légitime).

Sachez néanmoins que je suis une apprentie ravie. Et une bloggueuse comblée.

Par contre, ce WE, j'attaque le parquet.

Gageons que mon sourire sera un peu plus crispé lundi. Mais vous me connaissez, ce n'est pas une planche de bois qui va m'effrayer.

Mercredi 28 juin 2006

(ne lisez pas si vous ne voulez rien entendre au sujet du tome 7 de Harry Potter)

Hier soir, je fais un petit tour de forum (je suis une net-addict moi)... et chez CeZaMe, je tombe sur ça:

Buzz de relance media pour JK Rowling qui laissait entendre hier, que son très rentable apprenti sorcier pourrait mourir. Invitée par channel 4, l'auteur a indiqué que deux des personnages principaux de la série allaient perdre la vie dans le septième et dernier volet de la saga. "Il fallait payer un prix, nous avons ici affaire au mal absolu. Ce ne sont pas des personnages secondaires qui sont visés. Ce sont des personnages principaux qui sont attaqués -- enfin, c'est ce que je fais", a-t-elle expliqué. Il est plus probable que l'auteur fasse le ménage dans le casting sans tuer le héros avant de passer la main à d'autres auteurs, le filon Potter n'étant pas totalement épuisé. Le septième Harry Potter sortira en 2007.

C'est J.K. Rowling qui fait du teasing et qui raconte ce qu'il se passe elle-même !!!

Je suis dégoutix. Moi qui suis du genre à garder le secret sur mes bouquins (j'en connais qui attendent la fin du tome 2 depuis des mois et des mois) et à ne rien dire pour ne pas gâcher la surprise de mes écrits aux autres (malgré leurs questions et leurs menaces), je n'arrive pas à concevoir qu'on balance ce genre d'info aux lecteurs.

Et comme le faisait remarquer Nicky (un forumer), dire:

Des persos principaux vont mourir ! Hin hin hin !

C'est niveau maternelle. (Quoique, présenté comme ça, c'est presque rigolo.)

Uuuuuuuuuuuuuuurrrrrrrrrrrrrrgggggggggggggghhhhhhhhhhhhhhhh !!!

Mardi 27 juin 2006

(ne lisez pas si vous ne souhaitez rien entendre sur le tome 7 de Harry Potter.)

Stupefix. Si-si.

Ce matin, la radio me réveille. Et qu'est-ce que j'entends ? Harry Potter va peut-être mourir au tome 7 ! On peut dire que d'entrée de jeu, ça m'a mise de mauvaise humeur pour la journée. Je n'ai pas encore lu le dernier tome paru, mais je sais déjà, à cause de tout le battage qu'il y a eu sur le net et à la télé, qu'un personnage y est mort.

Et ça m'énerve ! C'est du même acabit que les quatrièmes de couverture que je ne lis jamais : j'ai horreur qu'on me prive des effets d'un livre. Ce que j'aime dans la lecture, c'est la surprise, le suspens, l'atmosphère, bref profiter du travail de l'auteur !

Et puis franchement, est-ce que ça regarde les "fans" qu'Harry Potter meure au tome 7 ? Non ! Moi je dis non ! Nom d'un apprenti, c'est l'auteur que ça regarde !

Et pire ! Que ce cher Harry meurt effectivement ou non, la pauvre J.K. Rowling va subir des pressions de fans, recevoir des lettres, et tout le monde va y aller de son petit commentaire "moi je pense que ça serait vraiment bien si Harry il faisait ça et ça !"

Ca m'horripile. Bon. Je me sens mieux là. Sachez que j'aime bien Harry, mais que je ne suis pas une "fan". Les fans, n'y voyez rien de personnel. C'est plus à une tendance généralisée de commérages médiatiques que je m'attaque.

Paix sur le monde.

Aaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrggggggggghhhhhhhhhhhhhhh !!!

Lundi 26 juin 2006

Au troisième jour, j'étais en confiance. J'avais fait connaissance, pris mes marques, amélioré mon débit en anglais (sacrifiant l'accent à la compréhension), et j'avais adopté une tenue décontractée, assortie d'une petite veste en velours cotelé très cosy.

Après une matinée remplie de meetings (réunions), mon chef M. me propose une pause déjeuner comme il en fait régulièrement avec D. Il teste un peu le terrain, se demandant s'il n'aurait pas mieux fait de m'inviter au restau, mais au contraire, je trouve l'idée très sympa. Il m'emmène donc avec D. chez un petit mexicain dans une rue pas loin. Il s'excuse parce qu'il faut marcher, mais comme j'ai prévu les baskets, je le rassure en lui disant que j'adore marcher, surtout quand je suis à l'étranger (ce n'est pas pareil derrière les vitres d'une voiture).

Toute contente, je découvre qu'il y a pas mal d'épiceries de quartier (je pensais qu'à part le star buck d'en bas, il n'y aurait pas de magasin de proximité.)

De tout mon séjour, c'est ce midi-là où j'ai le mieux mangé. La photo est floue, mais je vous jure, c'était un pur régal :

 Avec M. et D., nous nous installons ensuite près du terrain de Baseball, qui se trouve juste derrière la tour de verre de notre company.

C'est calme, il fait beau et très vite des joueurs viennent échanger quelques balles. C'est à regret que je quitte la table de pique-nique, après un déjeuner charmant, décontracté où j'ai même réussi à placer quelques blagues en anglais. Mon chef M. est ravi. Lui et D. ne cessent de dire que je suis "so gracious" et je soupçonne que mon accent y est pour quelque chose.

L'après-midi passe très vite car à 5:00 pm, tous les tech. writers se réunissent. J'étais au courant qu'il y avait une party de prévue en mon honneur (j'avais amené un grand vin pour l'occasion), mais je m'attendais à un pot dans l'immense cuisine de la boîte... et pas à ça...

M. répartit les tech writers dans les voitures. Nous partons pour Twin Peaks chez sa mère. La maison se trouve tout en haut d'une colline. C'est simple quand on passe dans la rue, on ne voit que des doubles ou triples portes de garage, noyées dans la verdure.

Vous allez me dire, double ou triple porte de garage, aux Etats-unis ce n'est pas étonnant. Mais en 3 jours passés là-bas, la plupart des maisons de SFO que j'ai vues sur les autres collines, c'était plutôt, collées les unes aux autres, avec 1 m de pelouse entre chaque, sans d'arbre, et visible dans leur intégralité, avec un garage et une allée pour la 2eme voiture.

La maison de la mère de M. n'échappe pas à la règle. On ne la voit pas bien de la rue, et en longeant son flanc de bois, je la trouve interminable. Je rentre avec tout le monde, plutôt impressionnée par ce que je vois en premier: le piano à queue dans la salle de musique ouverte sur la salle à manger cuisine américaine, avec patiot fontaine, et terrasses.

Arrivée sur la terrasse principale, j'hallucine devant le jardin paysager et les eucalyptus.

Mais je me ressaisis vite. Mes collègues ont prévu une fête, il faut que je fasse honneur. En effet M. m'a préparé une dégustation de vin californien. Les meilleurs que j'ai bus là-bas. Bien sûr, j'ai tout goûté (je suis polie !). Lorsque je lui offre ma bouteille, à son regard ravi je vois que j'ai touché dans le mile, ce qui me réjouit, car après tous les efforts qu'il fait, j'ai vraiment envie de lui faire plaisir.

Le must du moment à SFO, ce sont les apéritifs dinatoires aux fromages. J'avoue que sur le coup, je suis dubitative, mais en apercevant le plateau, je suis assez surprise: on ne dirait pas qu'ils sont pasteurisés, et en les goutant, je découvre qu'ils ont fort bon goût.

Tout en conversant agréablement, je complimente M. et sa mère sur la beauté de la maison. Là j'apprends que tout le monde ne vit pas dans ce genre de maison (ouf!) et que les parents de M. l'ont achetée à un prix raisonnable il y a assez longtemps. La mère de M. me trouve charmante elle aussi, car j'ai remarqué les tableaux un peu partout, tous d'elle (elle est artiste, eh oui !)

Elle me fait visiter la maison aux pièces innombrables. Plusieurs chambres ont leur jardin privé, chacune a sa salle de bain... Je suis dans mes petits souliers. Mon hôte insiste pour que je prenne des photos. Je ne vous montrerai qu'une de l'intérieur, la chambre de son room mate, qui expose à Cuba et se trouve donc absent. Le tableau est de lui.

En remontant, je retrouve mes collègues ébahis devant des photos originales d'Eléonore Roosevelt, une tantine de la famille... Puis on m'entraine au jardin. C'est sympa comme tout (et je pense avec honte à mes 100 m² de pelouse mal entretenue...)

La maison disparait dans la verdure. Mais ça donne une idée quand même... Au fond du jardin m'attend une autre surprise.

Ca.

Vous le croyez ? Je suis en plein dans San  Francisco, au bord d'une faille. Et tout autour, sur les bords des falaises avoisinantes, on devine les habitations qui dévalent les autres versants jusqu'en ville. Là, ces immeubles sont les logements pour les moins favorisés.

Sur le chemin du retour, avec le colley de M. qui gambade autour de nous, je suis dans le coton. Cet ilôt de nature dans la ville m'a bouleversée.

J'accepte la vodka-martini-olive que la mère de M. m'a préparée pendant ma balade, elle me dit que je ne peux pas partir sans boire avec elle son cocktail préféré. Je trinque, je me sens un peu James Bond.

La soirée n'est pas finie. Avec mes collègues les plus proches, direction la city pour un dîner dans un restau prestigieux, the House (tous mes autres collègues ouvriront des grands yeux le lendemain.) Pas moyen de payer ma part au restau (pourtant, ma boîte me rembourse.)

The House est bondé. C'est hype. C'est chic. Et à la sortie, je vois enfin la pyramide éclairée.

Quand je me couche, je me dis : vivement demain.

ps: je n'arrive pas à mettre en page. Désolée pour les photos mal cadrées, je réparerai plus tard.

Dimanche 25 juin 2006

Pour mon premier jour de travail, à Daly City, une bourgade collée à SFO, je me suis mise sur mon trente et un. Désireuse de faire une bonne impression, j'ai sorti le petit tailleur un brin chic, mais je n'ai pas mis de chemise, pensant ainsi garder un petit air décontractée.

Mais voilà, sans le savoir, je m'étais travestie en executive woman du dernier étage, quand moi j'appartenais à l'avant dernier étage (comprenez, la main do'euvre ordinaire de l'entreprise.)

J'ai bien compris que j'avais gaffé au regard surpris de mes collègues. Dès le lendemain me suis-je alors promise, je sors le pantalon de toile et les T-shirts... Comme tout le monde à cet étage.

J'ai eu droit à un box rien que pour moi, j'ai visité les locaux, spacieux avec leur grande cafétéria et leur cuisine dernier cri, immense. J'ai serré des mains, discuté beaucoup, avec le poids du décalage horaire qui pesait, de plus en plus lourd, sur mes épaules.

Vous le comprendrez, le deuxième jour fut un jour de travail. La tour de verre m'a avalée vers 8:00 am, recrachée à 7:00 pm, parfaitement lessivée mais ravie que cela se soit bien passé.

Pour fêter cette première journée, des frenchies installés à SFO m'ont embarquée avec mes collègues boire un verre. Direction la city, maisons de bois, grandes voies, 4x4 et palmiers.

La plaque d'immatriculation de l'un deux nous a beaucoup fait rire.

Aux USA, on ne lésine pas sur les quantités. Le mojito ne coute pas plus cher qu'en France, mais il est servi en pinte. Pas une once de fumée, une ambiance sympa. J'en ai bu deux (l'alcool, c'est bon pour le sommeil.)

Je me suis endormie dans la voiture, au retour, après le restau.

Au lendemain matin, je me suis rendue compte que mes photos étaient toutes bleues. J'ai pesté. Mais j'ai continué à shooter tout ce qui bougeait, et puis, je me sentais en forme. Le troisième jour fut un grand jour.

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