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Samedi 31 mars 2007

Web

Le css et le php, ça me gonfle.
IE, c'est encore pire.
Je pousse un Gnaheu de faiblesse...
Samedi 31 mars 2007
Je ne veux pas parler ici des temps morts (genre, entre deux grosses scènes d'action, des passages de réflexion ou de repos) que l'on ménage pour le lecteur.

Comme vous le savez, il est inutile au cours de la rédaction de tout écrire. Par exemple si on frappe à la porte de Robert parce que son souverain l'attend, et qu'on réveille Robert (il a picolé la veille avec les gardes), on va omettre un certain nombre de faits qui auront lieu entre le moment où Robert se lève, et celui où il apparaît devant sa majesté.

Tout de suite vous pensez à l'article sur les transitions (et vous faites bien), mais non, ce n'est pas l'objet de cet article.

Quand est-il le plus opportun de couper ? Qu'il s'agisse de sauter d'un paragraphe au suivant, ou d'une scène à l'autre, ou mieux encore, d'un chapitre à un nouveau.

Je vais pondre une réponse simple pour une fois.
A mon sens, on coupe ou on saute quand on vient de conclure un point (qu'il s'agisse d'une description, d'une scène, ou d'un chapitre).

La conclusion doit être le dernier élément marquant de l'ensemble auquelle elle se rattache. Mettons pour un chapitre.

Robert, donc, est en pleine affaire de bagatelle quand des soldats font irruption dans la grange où il trousse une bergère. Là, vous décrivez quelques cabrioles qui lui permettent d'atteindre la porte.
"Il prit la fuite dans la forêt."

C'est un bon moment pour faire un saut à la scène suivante où il court comme un damné à poil, ou pour commencer un nouveau chapitre. Pourquoi ? Parce que ça conclut le troussage de bergère, l'affrontement partiel avec les soldats et tout ce passage dans cette grange. On change d'environnement, d'atmosphère, d'enjeux pile après cette phrase. Le lecteur peut fermer son livre tranquille, il sait que Robert est temporairement hors d'atteinte, mais comme une nouvelle scène exaltante commence, s'il a besoin d'aller faire pipi, c'est le moment.

Pour les saut de paragraphe, c'est un peu plus compliqué parce que tout dépend du rythme que vous avez adopté dans votre narration. Mais ces coupures en paragraphe sont importantes car chaque paragraphe doit être un ensemble cohérent et il est porteur de repères pour le lecteur. C'est plus ou moins instinctif pour l'auteur, et propre au style de chacun.

Je conseille de sauter à un nouveau paragraphe à chaque changement de point de vue, ou encore quand on passe d'une action à une description (vice versa). Pour le reste c'est très subtil, et ça dépend de l'auteur. En tout cas, il faut éviter les paragraphes trop longs qui essouflent les yeux du lecteur.
Mercredi 28 mars 2007
Et d'autres qui roupillent...

(Ne m'en voulez pas, je n'ai pas le temps de fininaliser mes longs articles aujourd'hui ;) )
Mardi 27 mars 2007
Encore un matin où j'ai les yeux qui collent. Y'a encore un mois, je pensais finir mon roman avant la naissance du petit, je crois dorénavant que c'est compromis. Ce n'est pas grave, tant que je finis avant fin 2007, puisque j'ai l'habitude des plans annuels...

Comme tous les matins, je compte me mettre au boulot. Je vais sans doute laisser l'inspiration voguer. Mes personnages sont dans une zone temporelle de flottement. La grosse scène d'action achevée hier a été écrite en deux phases distinctes : actions des personnages, greffon du monstre de l'ombre.

J'ai travaillé de cette façon pour deux raisons : le gothan est la plupart du temps spectateur (comment ça, il ne se balade pas en laisse avec eux ? :D ). J'avais donc besoin d'écrire la scène pour ensuite la visualiser de son point de vue. Mais ses propres interventions que j'ai insérées dans le texte sont ressenties du point de vue des personnages. Pas évident tout ça, mais particulièrement exaltant.

Reste plus que le personnage en sursis. Il est impossible de le transformer en légume ou de le faire mourir de maladie. Il mourra de façon brutale, c'est certain. Le point délicat, c'est de le faire mourir au bon moment. Tout est une question de timing.

En tout cas, maintenant que cette scène est écrite, on va rentrer dans les choses sérieuses. Plus rien ne va, mes bonnes gens ! Personnages et lecteurs sont aspirés dans la tourmente !

Et voyez-vous, c'est dans ces moments-là que je sais pourquoi j'écris : mon voeu le plus cher est bien sûr d'avoir un jour  des lecteurs pour ce roman, mais même si cela n'arrive jamais, je ne perds pas mon temps. Je vis une aventure passionnante à travers ces mots que je tape sur mon clavier.

Amis auteurs, ne l'oubliez pas : le premier lecteur, c'est nous.
Lundi 26 mars 2007
Voilà sur quoi je travaille : une scène d'action où il est question peu ou prou d'embuscade. Ca tient sur 10 pages, soit 21 000 signes.

Je vous poste un extrait pour fêter le passage de la barre des 50 %, mais je précise que c'est un texte en cours de travail (Il y a peut-être quelques répétitions et enchainements qui pêchent.)
Ah oui, comme c'est coupé, sachez qu'il s'agit ici de William.

***

Il n’y avait pas de temps à perdre. Il courut à l’escalier de bois qui menait à un bureau, et qui possédait quelques carreaux donnant sur la ruelle. Une fois en haut, il entreprit de charger son arme. En bas, les chiens gémirent.

— Cachez-vous ! leur ordonna-t-il à mi-voix.

Ils se retirèrent, dépités. Fébrile, il laissa échapper une cartouche qui rebondit sur le plancher. La concentration lui manquait. La colère du gothan le perturbait. Elle avait enflé avec les heures, jusqu’à le réveiller plus tôt dans la nuit avec ce même cauchemar que la veille. Tout le quartier baignait dans son aura de noirceur qui pesait sur le cœur comme si l’apocalypse menaçait.

Chassant ces terribles pensées, il passa le canon de sa carabine à travers un carreau brisé, déverrouilla la sécurité, et, parfaitement immobile, attendit que les hommes se montrent dans la ruelle. Quelques minutes plus tard, un mouvement rapide attira son attention. Ses yeux discernèrent une silhouette accroupie dans l’ombre des bâtiments condamnés. L’individu avait progressé si vite que William ne l’avait pas vu traverser les zones que la lune à demie voilée éclairait.

Son doigt se posa sur la gâchette. Il devait attendre que la cible se rapproche de la maison. Un battement de cil plus tard, l’homme armé d’un pistolet n’était plus qu’à une vingtaine de pieds de la porte, collé contre la façade du bar aux fenêtres murées. De l’intérieur, Heinrich et Christopher ne pouvaient l’avoir vu.

William tira. La détonation claqua, la balle fit mouche, touchant l’épaule. Le type s’écroula avec un juron, mais il roula par terre et se releva très vite. La deuxième balle le manqua. Avec sang froid, le traqueur rechargea. Sa cible avait disparu derrière un renfoncement de mur ; du moins, il le supposa, cherchant dans sa concentration à échapper au grondement inquiétant qu’il entendait depuis quelques secondes.
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