Un compliment de temps en temps, c'est comme une barre de chocolat, ça ne fait pas de mal.
:D
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par Syven
publié dans :
Pensées erratiques
Combien de fois ai-je lu ceci ? Les auteurs et leurs oeuvres sont les victimes des cruels éditeurs qui n'ont aucun scru-pu-le et qui n'ont pas la bonne vision de l'édition. Ah ah.
Autant j'ai de la sympathie pour les auteurs qui reçoivent leurs lettres de refus avec déception mais courage, persistant à taper à toutes les portes parce qu'ils y croient et qu'ils se démènent, autant j'ai de la condescendance pour ceux qui pignent quand on leur a fait une proposition, mais qu'ils l'ont refusée, parce que voyez-vous, on leur demandait de toucher à leur oeuvre, si bien pensée par leur esprit si brillant.
Pire, je ricane devant ceux qui, portant leur déception tel un flambeau guerrier, se couvrent de ridicule en ouvrant un site web et cherchent sur les forums littéraires une reconnaissance de la justesse de leur combat, avançant des arguments qui feraient rire un enfant de cinq ans. Une galerie d'art ne demande pas un peintre de supprimer une courge de sa coupe de fruits, elle prend le tableau tel quel ! C'est bien la preuve que l'éditeur est un méchant quand il préfère au premier tome 1.500.000 signes d'une maxi trilogie, un roman one-shot d'une taille plus conventionnelle !
Mais c'est vrai que le jeune auteur, même s'il n'a pas démontré un talent incontestable, parce qu'on lui a dit qu'on le pensait capable d'arriver au niveau demandé, a le droit de se comparer à un Van Gogh, quand il est encore peintre sur aquarelle qui vend ses oeuvres sur les marchés l'été. On est Van Gogh une fois que nos tableaux s'arrachent, pas avant. Et avant, on ne crache pas sur les commandes, tout prodige qu'on est, avant que le succès ne frappe à notre porte.
Jeunes auteurs, frémissez. J'ai déjà parlé du jeune auteur dépourvu de toute maitrise du français, voici un autre type bien plus dangereux pour vous : le jeune auteur qui a des capacités mais se prend déjà pour une diva.
N'empruntez pas cette voie, vous qui lisez et aimez notre Chevalier Robert.
Ce n'est pas parce qu'on a bien relu et réfléchi son roman qu'on a tout le recul nécessaire. Il faut faire la différence entre ce qu'on a voulu écrire, et ce que le lecteur a à lire.
Le rôle de l'éditeur, c'est de défendre l'intérêt de son lecteur (c'est son client, il le bichonne, c'est normal.) Ce n'est pas pour autant qu'il cherche à dénaturer votre oeuvre en vous proposant des corrections, même grosses. Ce qu'il veut, c'est que vous le rendiez terrible votre bouquin, parce qu'il y croit, et tous les efforts qu'il vous demande, c'est avec cet objectif en tête.
Bordel ! (défaillance hormonale) Moi je serais dingue de joie si on m'annonçait que j'ai les moyens de faire d'un de mes tapuscrits un vrai roman, et qu'on me disait quoi faire pour que tout devienne possible !
J'ai pas dit que je ramperai devant toutes les suggestions (j'ai mauvais caractère), mais si on me demandait de faire de la Course de la Lumière un one-shot, je signe au bas du papier ! Parce que d'un, je vois l'avantage en terme de ventes, et de deux, rien ne m'empêche d'écrire une suite, même si on peut la lire séparemment. C'est au contraire vendeur pour le lecteur. S'il en aime un, il aimera les autres ! (mon côté optimiste.)
Et si vraiment vous ne pouvez pas y aller gaiement à la tronçonneuse, refusez, mais ne venez pas vous plaindre non plus qu'on vous ait donné une chance, et fait une proposition, juste parce qu'elle ne vous a pas plue ! Que diable ! soit vous vous dites "j'y étais presque" et vous continuez à envoyer votre manuscrit ailleurs, soit vous passez à autre chose. Mais par pitié, n'allez pas chercher du soutien là où vous n'en trouverez pas : auprès des autres auteurs qui rament pour qu'on leur donne l'opportunité de montrer ce qu'ils ont dans le ventre.
Amis auteurs de passage sur ce blog, je vous souhaite réussite et bonheur, mais nous savons qu'elle n'est pas pour tous. Alors, ne laissez pas filer votre chance si jamais elle se présente.
Autant j'ai de la sympathie pour les auteurs qui reçoivent leurs lettres de refus avec déception mais courage, persistant à taper à toutes les portes parce qu'ils y croient et qu'ils se démènent, autant j'ai de la condescendance pour ceux qui pignent quand on leur a fait une proposition, mais qu'ils l'ont refusée, parce que voyez-vous, on leur demandait de toucher à leur oeuvre, si bien pensée par leur esprit si brillant.
Pire, je ricane devant ceux qui, portant leur déception tel un flambeau guerrier, se couvrent de ridicule en ouvrant un site web et cherchent sur les forums littéraires une reconnaissance de la justesse de leur combat, avançant des arguments qui feraient rire un enfant de cinq ans. Une galerie d'art ne demande pas un peintre de supprimer une courge de sa coupe de fruits, elle prend le tableau tel quel ! C'est bien la preuve que l'éditeur est un méchant quand il préfère au premier tome 1.500.000 signes d'une maxi trilogie, un roman one-shot d'une taille plus conventionnelle !
Mais c'est vrai que le jeune auteur, même s'il n'a pas démontré un talent incontestable, parce qu'on lui a dit qu'on le pensait capable d'arriver au niveau demandé, a le droit de se comparer à un Van Gogh, quand il est encore peintre sur aquarelle qui vend ses oeuvres sur les marchés l'été. On est Van Gogh une fois que nos tableaux s'arrachent, pas avant. Et avant, on ne crache pas sur les commandes, tout prodige qu'on est, avant que le succès ne frappe à notre porte.
Jeunes auteurs, frémissez. J'ai déjà parlé du jeune auteur dépourvu de toute maitrise du français, voici un autre type bien plus dangereux pour vous : le jeune auteur qui a des capacités mais se prend déjà pour une diva.
N'empruntez pas cette voie, vous qui lisez et aimez notre Chevalier Robert.
Ce n'est pas parce qu'on a bien relu et réfléchi son roman qu'on a tout le recul nécessaire. Il faut faire la différence entre ce qu'on a voulu écrire, et ce que le lecteur a à lire.
Le rôle de l'éditeur, c'est de défendre l'intérêt de son lecteur (c'est son client, il le bichonne, c'est normal.) Ce n'est pas pour autant qu'il cherche à dénaturer votre oeuvre en vous proposant des corrections, même grosses. Ce qu'il veut, c'est que vous le rendiez terrible votre bouquin, parce qu'il y croit, et tous les efforts qu'il vous demande, c'est avec cet objectif en tête.
Bordel ! (défaillance hormonale) Moi je serais dingue de joie si on m'annonçait que j'ai les moyens de faire d'un de mes tapuscrits un vrai roman, et qu'on me disait quoi faire pour que tout devienne possible !
J'ai pas dit que je ramperai devant toutes les suggestions (j'ai mauvais caractère), mais si on me demandait de faire de la Course de la Lumière un one-shot, je signe au bas du papier ! Parce que d'un, je vois l'avantage en terme de ventes, et de deux, rien ne m'empêche d'écrire une suite, même si on peut la lire séparemment. C'est au contraire vendeur pour le lecteur. S'il en aime un, il aimera les autres ! (mon côté optimiste.)
Et si vraiment vous ne pouvez pas y aller gaiement à la tronçonneuse, refusez, mais ne venez pas vous plaindre non plus qu'on vous ait donné une chance, et fait une proposition, juste parce qu'elle ne vous a pas plue ! Que diable ! soit vous vous dites "j'y étais presque" et vous continuez à envoyer votre manuscrit ailleurs, soit vous passez à autre chose. Mais par pitié, n'allez pas chercher du soutien là où vous n'en trouverez pas : auprès des autres auteurs qui rament pour qu'on leur donne l'opportunité de montrer ce qu'ils ont dans le ventre.
Amis auteurs de passage sur ce blog, je vous souhaite réussite et bonheur, mais nous savons qu'elle n'est pas pour tous. Alors, ne laissez pas filer votre chance si jamais elle se présente.
par Syven
publié dans :
Les p'tits mots de Syven













