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Mardi 31 janvier 2006

Dans la catégorie rateau, je veux... Aller-Simple.

Quand j'ai fini ce texte, j'en ai tiré une grande joie (pour ne pas dire fierté). Bien rare est pour moi le bonheur d'écrire une nouvelle si vite, sans peine et sans effort. Car en général, j'ai tendance à élaborer un monde complexe, à mettre en scène trop de personnages, voire à privilégier un scénario qui ne cadre pas avec le format imposé de la nouvelle. Cerise sur le gateau : la révision du texte n'avait pas été un calvaire.

Mais le texte n'a pas été choisi. D'abord parce qu'il fallait faire un choix, ensuite pour diverses raisons. Il semble que le texte soit disproportionné. Certaines parties, celles du début, ont semblé trop longues. Je pourrais le justifier. Comme on évolue du burlesque vers l'irréel, j'ai voulu faire basculer progressivement le lecteur dans l'imaginaire. Puis une fois dedans, il se fait happer avec le personnage. Enfin, ça c'était ce que je voulais faire.

J'ai repris le texte, éclairci certains points, car la critique que j'ai eu mettait très justement certaines faiblesses en avant, mais, pour cette histoire de rythme, j'ai bien réfléchi et finalement, j'ai l'impression que, soit je ne suis pas prête, soit, je ne sais pas encore faire. ;)

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Aller simple.

Tout a commencé à Paris, lundi matin très tôt, à cause d’un distributeur bancaire du métro. J’ai inséré ma carte dans la fente, j’ai composé mon code, j’ai sélectionné le plus petit retrait, j’ai validé et j’ai attendu. L’engin m’a informé qu’il contactait ma banque (…), puis que l’opération était acceptée (…) Il m’a indiqué de reprendre ma carte pour obtenir mes billets, et naturellement, je l’ai retirée quand elle est ressortie de la fente.

La machine a fait des bruits de caisse enregistreuse mais la trappe à billet ne s’est pas ouverte. L’écran indiquait : « Veuillez prendre vos billets ».

Je lui ai flanqué un coup de pied. L’automate n’a pas bronché.

Je suis étudiant et je ne roule pas sur l’or. Les bourses ne suffisent pas pour mener une vie décente à Paris, alors j’ai aussi un petit boulot d’homme de ménage à la morgue qui me permet tout juste de boucler les fins de mois. Autant dire que je n’allais pas renoncer facilement à mon argent.

J’ai secoué l’engin, tant et si bien que l’écran s’est mis à clignoter :

« Veuillez prendre vos billets »

« Veuillez prendre vos billets »

« Veuillez prendre vos billets »

« Veuillez prendre vos billets »

J’ai craqué, je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai menacé le distributeur : « Ecoute-moi, je veux mon argent ! Tu as intérêt à réagir dans la seconde, sinon je t’ouvre comme un cochon ! »

Vous ne me croirez pas, mais la trappe s’est ouverte ; j’ai saisi le billet et elle s’est vite refermée. Aussitôt l’automate a affiché : « Merci de votre confiance, au revoir ! »

Sauf que ce que je tenais entre mes mains n’était pas un billet de banque ! C’était un billet d’avion au départ de Roissy Charles de Gaulles à destination de Jamayo, émis par Bazabel Airlines.

Je l’ai tourné et retourné entre mes mains dans la plus parfaite incrédulité. Il était à mon nom, Anton Louvent. C’était un aller simple pour Jamayo, une ville dont je n’avais jamais entendu parler.

Je suis resté planté devant la machine qui déroulait une animation publicitaire, l’air de rien. Au bout d’un moment, j’ai décidé de me rendre au comptoir de Bazabel Airlines pour récupérer mon argent.

Le trajet en métro jusqu’à l’aéroport a duré une bonne heure et tout ce temps là, j’ai contemplé le billet. Un jour prochain, me suis-je alors promis, je serais chirurgien, je m’offrirai des vacances de rêves et ce sera en première classe que j’irai au soleil.

***

Charles de Gaulle m’a semblé immense. Je suis resté scotché dans le hall, Porte F, à regarder défiler des familles qui poussaient leur porte-bagages surchargé, des hommes d’affaire qui trimballaient leur attaché-case, et des groupes de touristes étrangers qui discutaient avec insouciance…

J’ai fait le tour des agences de voyage et des compagnies aériennes. Le nom de Bazabel Airlines disait bien quelque chose à ceux et celles que j’ai interrogés, mais personne n’a pu me renseigner.

Il était huit heures passées, presque neuf, et j’allais rater les premiers cours de la matinée. Désespéré, je songeais au TD d’anatomie auquel j’aurais dû à tout prix assister, quand j’ai aperçu un petit gars trapu en salopette argentée avec écrit sur le dos, en grand, Bazabel Airlines.

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Edit Syven: Aller-Simple par chez Black Mamba !

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Lundi 30 janvier 2006

Nous avons décidé de quitter Rio pour une île de rêve, la plus belle île du monde selon les cariocas: Ilha Grande ! (Prononcez "ilia grandjé")

Pour parcourir les 200 km qui séparent Rio d'Angra dos Reis, nous avons pris le bus. Au Brésil, rien ne vaut le bus : il y a en a à toutes les heures pour toutes les destinations. Les prix sont modiques, comptez 5-6 € pour un long voyage en bus climatisé tout confort ! Ensuite, d'Angra dos Reis, un ferry nous a emmenés à Vila do Abraão, la plus grande bourgade d'Ilha Grande.

Vila do Abraao - Bord de mer

Vila do Abraão ressemble à un ammoncellement de petits bed & breakfasts (des pousadas). Les touristes y sont rois, c'est là que viennent en vacances les cariocas (habitants de Rio). Très animée dès le matin,  la rue bourdonne de vie le soir. Heureusement, l'île est piétonne... :D

Vila do Abraao - l'église illuminée

Le centre s'illumine à la nuit tombée. Les gens se rassemblent pour boire des cocktails et de l'antartica (bière glacée). Les bars produisent souvent un artiste ou un groupe pour la soirée. Des stands se montent sur le front de mer: les vendeurs de boucles d'oreille avec des plumes de perroquet dans le nez attendent les flanneurs nocturnes :)

Ilha Grande compte 104 plages de rêves. La plupart des brésiliens, faignants, prennent les bateau-taxis. Nous avons préféré la balade à travers la Mata Atlantica (la forêt tropicale atlantique) pour atteindre Lopes Mendès.

Syven en trekkeuse...

Autour de nous, la forêt craque, caquète, halète, stridule. Les insectes mettent un point d'honneur à vibrer et chanter toute la journée. Les sifflements mélodieux des oiseaux s'élèvent de temps à autres. Ces gracieux volatiles colorés aiment se répondre. Il fait chaud, mais moins qu'au soleil. On se sent bien dans cette forêt.

Le chemin nous emmène sur de belles plages et il nous faut franchir des cours d'eau.

Une rivière sans caïman... (on a vu des panneaux pour d'autres et il y avait des ponts)

L'une des plages que nous longeons est habitée. Il y a là quelques pousadas, un bar et une église.

Du linge sèche... :D

La vie est plus tranquille. Il y a moins de monde. Les habitations se cachent dans la forêt. Quelques jardins particuliers s'arrêtent sur le sable. Les fleurs sont magnifiques.

Enfin, nous apercevons Lopes Mendès, à l'issue de deux heures de marche et d'une pause déjeuner sur un restaurant flottant. Nous frémissons d'impatience...

Et la plage est magnifique. Trois kilomètres de sable. Il suffit de trouver un cocotier (pour son ombre) et d'installer son pareo. Puis de s'endormir bercé par le chant des oiseaux, caressé par le souffle du vent, apaisé par le ronronnement de la mer...

Confidence: Cette sieste est le meilleur moment de toutes mes vacances. Cette plage était la plus belle que j'ai jamais vue.

NB: elle était propre. Les déchets sont organiques.

Anecdotes:

La mer est froide de ce côté de l'île (18°C)...

On n'avait pas pris assez d'eau et à notre réveil, mon mari est allé chercher à boire. On n'avait pas fait attention à l'heure, les vendeurs se rentraient, donc il leur a couru après !

A Ilha Grande, il y a plein de chiens errants très gentils, très cools. Partout où on va, on a une escorte. Nous, elle s'appelait "Blanche Patte".

Le sable était si chaud que des brésiliens, qui avaient oublié leurs tongs, couraient d'ombre en ombre, trépignant sur place tant la plante de leurs pieds chauffaient.

J'ai vu des raies, des poissons argentés et une minuscule méduse rose dans l'eau.

Mon mari a trouvé une graine porte-bonheur sur le sable.

Sur notre guide Lonely planet, 4 ans plus tôt, il y avait seulement 4 pousadas sur l'île. On ne s'attendait pas à une île aussi touristique :D

PS: d'autres photos sont disponibles dans l'album brésil.

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Dimanche 29 janvier 2006

La révision de texte est, comme je le disais précédemment, une partie de chasse. Mais le gibier auxquel on s'attaque peut s'avérer plus ou moins coriace. Donc après vous avoir montré quelques lapins, je vous propose de pister les sangliers (je suis très contente de ma métaphore bien pourrie).

Les répétitions par exemple, sont des éléments bruyants au possible dans un texte. Ce qui est pénible, c'est que lorsqu'on a écrit le texte, on ne les "entend" pas de la même façon.

La répétition de base, c'est le "mot" répété. Il y a des noms ou adjectifs qu'on peut se permettre d'utiliser plus souvent que d'autres. Par exemple, si vous parlez deux ou trois fois des yeux dans un texte, ça choquera moins que si vous évoquez à plusieurs reprises une intumescence. Un bon dictionnaire des synonymes est souvent suffisant pour remédier au problème. Cependant, même pour les mots simples, il faut faire l'effort de varier un peu le vocabulaire.

Ensuite, il y a des répétitions gênantes à corriger car elles ne consistent pas en un remplacement de mot. Généralement, c'est un effet de style ou une construction qu'on répète.

Par exemple, les pronoms, mettons le pronom il. Votre personnage, le Roi boulchavo, il fait ceci, il fait cela, il prend son bain, il se fait ventiler par ses esclaves, etc. Si tout votre paragraphe est constitué de "il", pire, si toutes vos phrases commencent par il, le texte devient monotone. Pour parer à ce problème, on remplace de temps en temps il par le roi, ou par le roi Boulchavo, mais on peut aussi  changer la phrase pourqu'il n'en soit plus le sujet.

Boulchavo prenait son bain. Son esclave favori le ventilait, armé d'une palme.

On répète aussi des effets de style. Certains sont visibles, par exemple, on va faire une comparaison avec un comme, "comme un oiseau qui s'envole", et plus loin, on refait une répétition avec un comme. On peut alterner avec un "tel un oiseau qui s'envole" mais ça ne tient pas longtemps la route.

D'autres sont moins visibles. Par exemple, vous aimez les effets de parallélisme.

'J'ai vu une oie à trois pattes, un chat à deux têtes, un chien à un oeil."

Plus loin, vous écrivez: "J'ai entendu le loup crier, le boeuf chanter, l'âne appeler".

Tout de suite, c'est sympa, mais s'il y en une dizaine dans un texte de 2 pages et que ce n'est pas une contine pour enfant ni une chanson, ça ne passe pas forcément bien, donc il faut être prudent. (Je n'ai pas trouvé d'autre exemple, désolée)

On peut aussi répéter des situations, du comique, des expressions, mais tout le problème réside dans le dosage.

(A suivre)

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Vendredi 27 janvier 2006

Textes sur le grill
 Titre  Appel à Textes  Réponse
Disparue!  Disparitions, Coprophanaeus fév-mars 2006
Pour les hommes  Hors thème, Chez Notes de Merveilles  2006
La Marche des Dragons Antho Contes et Légendes revisités, Parchemins et Traverses

Sélectionné sous réserve de corrections

(Allez tout en bas pour lire la dernière news)

5/12/06:

Tandis que j'écris une nouvelle bien sanglante pour Horrifique (évidemment ils ne savent pas la chance qu'ils vont avoir de la recevoir dans un ou deux mois!), n'est-ce pas, je fais mes comptes. (cf le tableau ci-dessus).

Oui, parce que toute finaude que je suis, quand j'ai regardé les ATs, j'ai pas fait attention qu'il n'y avait plus rien en cours chez Notes de Merveilles. Alors j'ai envoyé un p'tit mail pour demander si je pouvais envoyer mon texte, des fois que...

Sinon, il me reste l'AT Phénix mag, yozone. Mais comme la marche des Dragons fait dans les 27000 signes, je comptais la recaser là, si jamais elle ne marchait pas.

C'est passionnant la vie d'apprentie-écrivain, hein? Bon, bah sur ce, je m'en vais trucider un gentil personnage. Gratos. :D

Up le 6/12/05:

Disparue! a été bien reçu par Meor (mais pas sélectionnée encore - c'est important de savoir que le texte a été reçu, si si, je vous assure).
Amis écrivaillons, notez la nouvelle adresse Coprophaneus en lien dans mon blog !

Up le 9/12/05:

Pour les hommes est parti chez Notes de Merveilles. Souhaitons-lui bonne chance!

Pas de nouvelle de Solstice. Je croise les doigts pour Aller-Simple. :D

Up le 13/12/05:

Peut-être qu'on saura pour Noël pour la Marche des Dragons!!!

Up le 14/12/05:

La Marche des Dragons est préselectionnée pour l'anthologie Contes et légendes revisités. Ce qui signifie que, les textes définitivement écartés le sont, et qu'il ne reste que le peloton de tête en course. Donc, sur les 78 textes soumis pour cet AT, la Marche des Dragons a encore toutes ses chances.

Rien que d'être préselectionnée me remplit d'une joie incommensurable! Et on saura le résultat final d'ici la fin du mois !

En plus, Blackwatch aussi est présélectionnée ! C'est génial!

Note: j'ai essayé d'acheter le jury avec des chocolats, mais il semble incorruptible.

Up le 15/12/05:

J'ai décidé que cet article s'appelerait "mes news" désormais. Chouette news, hein? et je vais mettre un lien à l'accueil, comme ça, ça devrait être plus simple de se repérer. Mon blog est devenu bordélique en moins d'un mois d'existence!

Up le 20/12/05:

Il se pourrait que les résultats pour l'anthologie Contes et légendes revisités arrivent sous le sapin, le 24 ou le 25. Bon, 4-5 jours à attendre, vous me direz... Mais le jour du sapin, j'aurais pas internet! Quelle torture!!!

Up le 28/12/05:

Je n'ai pas de nouvelles ni pour l'Invitation au Voyage de Solstice, ni pour l'Anthologie Contes et Légendes Revisités. Ca devrait venir, il faut juste se montrer patient. J'enverrai une newsletter avec les résultats dès que je les aurais. Et si les textes sont refoulés, je ferai des petits articles sur les raisons de leurs échecs. Avant de les envoyer ailleurs!
Je sais qu'il y a d'autres résultats qui ont pu tomber pour quelques-un(e)s d'entre vous. Je pense à vous et je croise les doigts.

Up le 29/12/05:

Bon, mon texte Aller-Simple a été refusé. Dans la réponse, on m'a dit qu'il avait bien plu, mais il a fallu faire un choix et apparemment, il est mal proportionné. Je suis un peu déçue (tous mes beta-lecteurs l'avaient positivement adoré), mais ce n'est pas grave, je peux toujours espérer pour la Marche des Dragons!

Up le 26/01/06:

Bon, voilà, j'ai la réponse de Parchemins et Traverses pour la Marche des Dragons. Sous réserve de corrections satisfaisantes, il est sélectionné. Attention, les carottes ne sont pas cuites, hein ! Les corrections, c'est pas facile. Mais quand même, le texte est passé de pré-sélectionné à sélectionné. Ouéééééééééééééé !!!

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Jeudi 26 janvier 2006

Ah Rio ! Tant de choses à dire...

 

Tentaculaire, la ville s'étale sur des collines aux flancs pavés de maisons, d'arbres et de palmiers. Au brésil on s'entasse, dans les beaux quartiers, mais aussi dans les favellas...

L'acculant contre la mer, se dresse la Serra Mare, muraille noire et montagneuse, garde impavide qui seconde le christ rédempteur juché sur le corcovado (plus haut point à droite).

Vue depuis le Pain de Sucre.Lorsqu'au soir Rio s'illumine, on s'émerveille au point de retenir son souffle. Et alors, on l'entend: elle gronde.

Pourtant, dans cet océan sonore de klaxons (utilisés à chaque seconde pour signaler un danger, sa présence ou sa gratitude) et de rugissements de moteurs (limitation de vitesse à 80km/h), subsistent des endroits emplis de quiétudes et de douceur, comme la baie de Urca, ou encore les parcs en soleillés au petit matin...

Les cariocas (habitants de rio) disent de Copacabana et Ipanema qu'elles sont les plus belles plages du monde. Mais j'en ai vu de plus belles (et plus propres) ailleurs au Brésil... Ce sera l'objet d'un autre article ;)

ps : ma photo est de travers, c'est nul!

Anecdotes:

La veille de mon départ, je me suis gaufrée sur un parking, je me suis fait un trou dans la main et donc, je n'ai pas pu me baigner à Copa (argh!) pour cause de blessures... Pendant 15 jours, on m'a demandé comment je m'étais fait ça. Même les touristes du tramway pour le corcovado m'ont posé des questions...

ça vaut le coup de prendre le bus à Santa Theresa: les collines sont très escarpées, les pneus des bus lisses, et les chauffeurs se la jouent pilotes de rallye.

Dans un restau "Por Kilo" (on paye au poids ce qu'on mange), les serveurs nous ont servis des cocktails avec triple doses d'alcools, on n'a jamais réussi à les boire et eux ils ont terriblement ri.

Sur copa avenue, les vendeurs de rue piquaient un sprint dès qu'ils nous apercevaient pour venir nous vendre leurs articles.

Pour ma part, je suis tellement blanche que sur Copa, même un alien spaghetti en bikini rouge n'aurait pas pu me voler la vedette. De toute façon, à mon retour, les gens ont même pas vu que j'avais bronzé (un peu).

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