Cette semaine, j'ai beaucoup bossé, le petit était malade, bref, j'ai ouvert le PC tous les soirs, pour m'écrouler dessus 10 minutes plus tard. Forcément, commencer à écrire à 23h00, après ma journée continue, et ma soirée de super maman, ce n'est plus de mon âge.
Et mon super plan d'écrire sur ma pause de midi, hum, comment dire, cela bat sérieusement de l'aile. J'ai un peu trop de choses qui s'accumulent côté pro. Bon, quand bien même j'aurais par hasard le temps, je suis "dérangée". Par le gars qui fait le ménage qui me vire de mon poste (si-si), et aussi par les visites fortuites (mais sympathiques) qui entrainent du bavardage.
Genre, j'ai mon Heinrich avec son poignard à la main, prêt à planter un bonhomme, et pan, v'là t'y pas qu'on vient me servir mon café et qu'on enchaine sur le vent pourri qui crame les pelouses. Alors Heinrich, il patiente, son bras s'alourdit, lui et sa victime prennent un siège, et quand j'y reviens, ils ne sont plus assez motivés pour avoir peur, crier, se battre, résister, lutter. Pas coopératifs pour deux sous ces bougres.
Bilan catastrophique.
Ne me parlez pas du WE. Déjà, il faut que je fasse au moins une sieste en même temps que le petit pour récupérer de ses réveils impromptus. Ensuite, j'ai rarement la soirée de libre pour m'isoler. Je suis mariée, je suis o-bli-gée d'avoir une vie sociale. N'accusez pas non plus la wii, je n'y ai pas touché depuis la semaine dernière, et en plus, la télé a cramé vendredi soir. Ouiiiiiiiiiin. Dire qu'en plus, les trois prochains WE je me déplace ou le contraire...
J'en suis à me dire qu'il faudrait que je me pose des jours pour finir mon roman. Mais ce n'est pas possible. Les jours de vacances, c'est quand il n'y a pas nounou, ou pour partir, sortir du quotidien quoi. Pas pour se planter devant un PC, passion ou pas.
Entre vous et moi, on sait bien que les chances que ce roman ait un public sont infinitésimales. Les jours de congés sont limités, on ne peut pas les sacrifier comme ça, ce sont des jours de libertés, des vrais où on peut être maîtres de son destin (à plus ou moins de gamins prêts).
Bref. Y'a encore dix jours je voyais cette fin de roman avec optimisme. Mais là, soit je broie du noir (ahahah), soit je suis à côté de mes pompes (faut dire que j'ai été malade comme un chien jusque lundi dernier), ou pire, je suis plus réaliste que je ne devrais me le permettre.
Bling bling. Ca fait mal.
Voilà, c'était Syven, en pause avant d'aller préparer des petits plats pour son bébé (mais pourquoi ne peut-elle se résigner à ne lui faire manger que des petits pots ???), puis au bain (elle y met les pieds), puis...
Quelqu'un peut-il faire un petit détour par chez moi pour me passer un coup d'aspi dans la cuisine? Non ?! Privés de gâteau au chocolat les égarés !
Pour information, c'est une histoire qui respecte le code fantastique pur, elle ne donne pas de... Vous verrez bien à la fin.
J'en suis contente, je l'aime telle qu'elle est aujourd'hui, avec les imperfections que vous lui trouverez. Je la livre aux visiteurs égarés comme un modeste tribu à nos rêveries communes.
Je lui porte trop d'affection pour la laisser au tiroir. Laissez-moi un mot selon votre bon vouloir, même si vous n'aimez pas, évidemment.
Le PDF - Le Petit Théâtre des Rois*
*Téléchargement libre, mais pas de diffusion, merci.
Hier je me suis inscrite sur un site de filles, un journal collaboratif, the ladiesroom.fr. Mais comme je suis une vraie vilaine, j'avais l'intention de laisser un commentaire moqueur à l'encontre d'un article sur les grands moments de solitude.
Pourquoi ? Parce qu'en gros, les moments de solitude, c'est très-très facile d'en faire quelque chose de drôle. Il n'y a qu'à mettre en forme, sauf que ledit article se contentait de les lister, se torpillant lui-même.
Mais je n'ai pas posté le commentaire au final. En me moquant de l'auteur, j'allais donner dans le "j'aurais écrit ça un peu mieux ma petite dame, faut revoir sa copie". C'est tout de même drôlement prétentieux de la part de quelqu'un qui est une parfaite inconnue de la chick'litt' (et de la littérature tout court ceci dit en passant).
Je veux dire par là que rien de constructif ne serait ressorti de ce commentaire. Je ne trouve pas drôle cet article, on ne va pas en faire un cheval de bataille, même si la tentation est grande. C'est ça le net, on est confortablement installé derrière son écran à se vider dans un kleenex, et pan ! On a envie de tomber sur un écrivaillon innocent. (C'est la dure loi de l'écrivaillon.)
Je me suis ensuite dit, "Tiens donc, c'est collaboratif, n'importe qui peut y rédiger des articles". C'est la perche tendue aux inscrits. Mais non, je ne peux pas non plus. Aucun des centres d'intérêt de ce magazine ne me concerne. J'ai bien vu "le diable s'habille en prada", mais j'ai trouvé ça sans saveur. Et puis question mode... De temps en temps, je réussis à écrire un article marrant sur Haricot primeur, mais je ne crois pas que Ladiesroom donne dans le pipi-caca. Ce n'est pas très glamour.
Donc en gros, je me suis pris un coup de vieux. Bien fait, hein ?
Les bonnes résolutions, ça me pend au nez comme à tout le monde (et y'a pas que ça en ce moment, c'est bien dommage d'ailleurs, j'en ai marre d'avoir le ciboulot mal embouché).
J'ai un peu regardé la liste des résolutions 2007, et si j'en ai tenu quelques-unes le bilan n'est pas fameux. Pas un seul roman de terminé ou corrigé (écrit par ma petite personne j'entends). Ouais. C'est ça aussi de se disperser en bons mots et en tâches diverses et variées.
Mais 2008, c'est une année que je sens bien mieux que 2007 côté écriture (parce que pour le reste ça s'est plutôt bien passé, on peut même dire que je suis une personne très heureuse).
- 1. Boucler mon premier vrai roman.
Déjà, la grande et bonne nouvelle, c'est que je suis plutôt sur la fin de la rédaction de "Au sortir de l'ombre", et je compte bien le terminer d'ici le mois mars. Parce que même si je termine sous peu le premier jet (genre d'ici al fin du mois), il faudra tout de suite que je refasse une passe d'enrichissement (il y a des petites intro à chaque chapitre que je garde pour cette passe. C'est bien plus facile à écrire avec une vue d'ensemble). Donc mars, pour une première version un peu relue, sachant que l'objectif, c'est de tout boucler pour juillet avant ma date anniversaire, le cap des 30 ans, mon haut symbole de la maturité littéraire (j'y crois mordiou, le premier qui rigole, je le cloue au pilori).
Là. Ca sera mon premier vrai roman de bouclé, un écrit avec 3 grammes de jugeotte, mais pas plus de 3 grammes, hein, parce que j'aurais été maligne, je ne me serais pas fardée un truc qui se passe au XIXeme d'entrée de jeu, comme ça, alors que le précédent roman, heu les deux précédents, je m'étais lancée exhaltée dans un tryptique fantasy écrit au plomb extra lourd. C'est fou comme j'aime me compliquer la tâche.
- 2. Revenir sur les mondes
Je vais revenir à un blog plus simple, moins orienté technique. Avec le temps, j'ai de moins en moins d'aventures à faire vivre à Robert, et puis au final, multiplier les catégories n'a rien donné de bon. Je compte bien changer le design, mais j'attends que la plate-forme upgrade ce blog pour accéder aux layouts par défaut. On va faire plus sobre, plus lisible.
- 3. Perdre 5 kg.
Il me reste 5 kg à perdre, c'est urgent, j'ai toujours l'air enceinte de 4 mois.
- 4. Aller au salon du livre en mars.
Voilà, je me lance, je vais faire mon premier salon, en tant que visiteuse bien sûr (ou hélas, mouahahahahah !) J'en profiterai pour faire des rencontres IRLs.
- 5. Un roman de plus en travail
Ne nous mentons plus. Je me suis voilée la face pendant assez longtemps comme ça. Je ne peux pas sauver cette version de la Course de la Lumière, il va me falloir réécrire, corriger n'est pas la bonne solution. Un boeuf à trois pattes reste un boeuf à trois pattes, pas de miracle de ce côté-là. Si je veux en faire quelque chose, je dois prendre le taureau par les cornes et repartir de propre. Ou me débiner et écrire quelque chose de plus facile et de plus léger, mais je prends le risque de me faire trucider par la meute de mes amis fans de cet opus. Donc, rien de décidé pour le moment. Juste, j'aurai un nouveau roman en travail sitôt "Au Sortir de l'Ombre" terminé.
Voilà mes cinq résolutions.
Pour le bilan 2007, on va dire que j'ai bien avancé au Sortir de l'ombre, que j'ai bien bossé pour Cocyclics, et que côté perso, j'ai bien travaillé aussi. Mais maintenant, faut que je donne un coup de collier histoire de recouvrer ma crédibilité personnelle. :D
Question motivation, le blog et les forums sont un super moteur quand on écrit. Ca me fait un peu penser aux nouveaux programmes de régime sur lesquels je suis tombée sur le net. Quand on souscrit, on a le droit à un coach personnel, on reçoit des videos, et on crée un blog sur lequel on note chaque jour le résultat de ses avancées (si on s'est sentie bien, si on a eu faim, craqué, etc.) ca fait froid dans le dos quand on est comme moi adepte du régime standard : je fais plus de sport et je fais gaffe à ce que je mange (sauf depuis deux semaines).
C'est vrai que mine de rien, se fixer des objectifs en terme de signes, ça fait avancer le bouquin un minimum, même si on ne tient pas parfaitement ses objectifs. Je suis particulièrement admirative de Samantha Bailly qui elle est un véritable auteur (et non une apprentie avec peu de crédibilité comme moi - j'ai regardé mon bilan 2007, le Haricot a bon dos) et réussit à nous pondre du 5000 signes par jour de qualité.
Mais bon, revenons à nos hannetons, cette histoire de "je me crée un blog pour m'auto-motiver", comme dans le cas du nanowrimot, marche du tonnerre, tout autant qu'on ait quelqu'un qui nous suive. Regardez, dans le cas des corrections des frontières de l'aube, un an de travail, ça n'a marché que parce que Ereneril me boostait et vice versa. S'il avançait, je ne pouvais pas raisonnablement rester ou le laisser en plan. Le travail d'équipe fonctionne. En particulier, sur les forums cachés de CoCy (ceux de travail), on observe de très bons comportements. Les relectures finales se passent bien parce que chacun tient l'auteur au courant de ses avancées de lecture, et aussi parce que l'auteur discute avec ses lecteurs.
Alors je me demande si ce ne serait pas chouette d'avoir son coach pendant la rédaction d'un roman, et pas seulement pour la correction. Vous savez, un genre de correspondant auquel on a exposé les grandes lignes de l'histoire, et à qui on peut dire, "tiens je vais écrire telle scène", et qui demandera quelques jours plus tard, "alors, c'est fait ? Comment ça avance, ça bloque, ça bloque-t'y pas ?"
Parce que je trouve frustrant quand même de ne pouvoir discuter de mon roman en cours d'écriture avec personne sous prétexte de lui épargner la "découverte" à sa première lecture*. Genre mon mari. C'est avec lui que j'adore discuter de mes textes une fois qu'il les a lus. Il est super critique et généralement on se met un peu sur la tronche, mais ce n'est pas grave. Ca permet d'en discuter et de sortir de son petit cloaque fermé. Très difficile ce "Au Sortir de l'Ombre". La composante XIXeme ne me facilite pas la tâche. Je pense qu'on va dépasser de 50 000 signes.
Revenons à cette histoire de coach. C'est une bonne et une mauvaise idée. Bonne, parce que c'est bien de se faire aider. Mauvaise, parce qu'un écrivain, s'il en est un, ne devrait pas avoir à se faire houspiller pour finir son bouquin.
Alors petit(e) apprenti(e), qu'en dis-tu?
* C'est pour cela que je ne le fais pas lire au fur et à mesure, et puis aussi parce qu'il faudra une grosse relecture de consolidation et le lire en l'état n'apporterait rien.





















