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Samedi 24 juin 2006
C'est vrai cette semaine, à part un petit article sur Daly City qui a fait un bide, je n'ai pas raconté grand chose.
Pour votre bonheur, sachez que je suis désormais rédacteur technique senior (c'est-à-dire confirmé / je n'ai pas eu d'augment', mais ça m'a fait plaisir), et en ce moment, j'ai pas mal de boulot.
J'ai tout de même trouvé le temps de relire le début de mon premier chapitre de la Course de la Lumière, parce que je n'y ai pas touché depuis au moins trois mois. Je voulais voir si j'aurais la même réaction que précédemment, c'est-à-dire une sueur froide et un besoin irrémédiable de tout réécrire en profondeur.
Ca n'a pas été le cas (bien que j'ai trouvé quelques petites corrections.)
* bonheur *
Sans compter que je finis une nouvelle pour l'AT de Cézame, et que je vous prépare une surprise pour la rentrée.
Donc, il va y avoir moins d'articles sur le blog durant l'été.
Concernant Robert, pas d'inquiétude, j'ai commencé à préparer des articles, il sera bientôt de retour.
Bon, sur ce, je retourne à mon texte Le petit théâtre des rois.
Lundi 19 juin 2006

Avec les beaux jours, les souvenirs me reviennent. Il y a un an, j'étais à San Francisco pour un congrès. J'y ai passé une semaine fantastique.

Au sortir de l'avion, les yeux ensablés dans le soleil éblouissant, il n'y a pas une minute à perdre. Un saut à l'hotel pour prendre une douche, et en route, pour le passage obligé, le pélerinage initiatique: le Golden Gate.

Je me rappelle de la plage aux vagues déchainées le long du pacifique, avec un ranch et des cowboys.

Je me rappelle des larges voies bosselées qui faisaient sauter la Kia de loc' que j'avais bêtement prise pour une mercédès.

Il y avait des flics un peu partout, des gens qui jouaient au baseball sur des grands espaces verts. Oui, les rues étaient larges, les bagnoles clinquantes, et la foule paisible du dimanche alanguie sous le soleil.

 

 

 

Quand je suis passée sur le pont, je me suis vue propulsée dans les séries et films américains. C'était étrange comme sentiment.

Nous avons grimpé sur la plus haute colline, jusqu'au plus chouette point de vue, laissant d'autres touristes loin derrière nous.

 

 

Je me rappelle du goût du sel sur mes lèvres. On voyait le Golden Gate, Alcatraz, la city et tout au fond, le Bay Bridge. Je suis restée silencieuse devant le spectacle de cette ville tentaculaire, aux collines couvertes d'habitation, aux eaux turquoises tachetées de voiles.

Deux heures plus tard, je m'endormais à table devant ma pizza.

Ce n'était que le premier jour.

Samedi 17 juin 2006
C'est avec un bonheur absolu que j'écris cet article. J'ai récupéré le net à la maison. Eh oui, pas d'internet à la maison, peu de chance de vous faire un article, c'est comme ça ;)
Bref, aujourd'hui, je vais vous parler du sacrifice. C'est quand on revoit un texte, qu'on a écrit une scène sur le coup de l'inspiration qui nous semble particulièrement bien écrite, mais que malheureusement, pour des besoins de cohérence et de scénario, il faut qu'elle saute. Il faut la couper quoi. Sans état d'âme.

Un texte, c'est comme un film, on écrit tout, on écrit plus, on écrit trop.
Pour causer métrique, il parait qu'une bonne révision, ça tourne dans les 15% de signe à la poubelle.
Mais il ne faut jamais se fier aux chiffres, ou confier aux chiffres le soin de nous dicter notre conduite. Couper de droite de gauche pour ateindre ce fameux 15% serait extrèmement dangereux.
Déjà, un 5 à 10 % sur une nouvelle, c'est drôlement bien je trouve. Pour un roman, je ne sais pas, je n'ai pas fini de faire la révision. Mais mon dernier chiffre sera le bon !
En exclusivité, une scène coupée au montage de ma dernière nouvelle sur les super-héros. C'est une belle mort pour cet extrait !

***


Un sentiment familier de malaise parcourut la femme jusqu’à lui nouer les tripes. L’hélicoptère volait bas entre les immeubles. Les vibrations stridentes des pales annonçaient à Grace un appareil léger, sans comparaison avec ceux qui acheminaient des blessés au Presbyterian Hospital, sans comparaison avec ceux des medias qui tournoyaient sans arrêt au dessus de Manhattan.

Quand la libellule surgit au détour de l’immeuble, mitrailleuses armées, Grace bondit dans l’appartement en hurlant :

─ Couchez-vous ! Couchez-vous !

Dans un tonnerre terrifiant, les balles transpercèrent pots, vitres et murs, qui explosèrent dans un déluge de terre, de plâtre, de verre. Les secondes s’égrainèrent au rythme des projectiles qui sifflaient au-dessus des têtes. Très vite, les débris noyèrent la terrasse dans un nuage de poussière.

Il y eut une pause.

Jeph en profita pour se lever et courir à l’intérieur, la main tendue derrière lui, brandissant un bouclier invisible. Un deuxième feu plut tout autour de l’homme, sans le toucher, jusqu’à ce qu’il entre dans l’appartement où il glissa sur le verre épart, perdant sa concentration. Une balle le frôla, lui écorchant l’épaule. Il tomba face contre le sol.


Mardi 13 juin 2006

Le deuxième opus d'Outremonde vient de sortir. Voilà une revue qui place la barre très haut. Au coup d'oeil que j'ai pu jeter dessus, au soin apporté à la mise en page, à l'abondance d'illustrations toutes plus belles les unes que les autres, nul doute que nous avons là un numéro encore prometteur.

 Je vous mets le sommaire et vous recommande d'aller télécharger cette revue gratuite (cliquez sur l'image) :

Au final, c'est 100 pages avec au programme :

- La première pyramide, texte de Thierry Santander illustré par Nathy
- Une race particulièrement sotte, texte d'Elie Darco illustré par Cyril Carau
- Dernière rencontre, texte de Sylvain Quainon illustré par Fabien Fernandez
- Philippe Ward, interview menée par Thierry Santander
- Turn-over, texte de Julien Louisandre illustré par Alain Mathiot
- La voûte céleste est une passoire, texte vainqueur de l'AT "Au carrefour d'outre-monde ou la croisée des chemins" d'Anne Lanièce illustré par Magali Villeneuve
- La croisée des chemins, article de Cyril Carau sur l'oeuvre de Piet Mondrian
- Forget me not, texte de Menolly illustré par Magali Villeneuve
- I&co, texte et illustration de Cyril Carau
- L'instant de l'action, texte d'Alain le Bussy illustré par Annick

Jeudi 8 juin 2006

Suite à vos protestations, aux manisfestations prévues en ce jour pour sauver Robert, et à cause des nombreuses lettres de menace que j'ai reçues, j'ai décidé que je ne tuerai pas Robert.

Il voulait vous écrire un petit quelque chose pour vous remercier de ce soutien, mais il a à peine aligné trois mots avant de s'endormir sur son parchemin (qui n'était pas encore sec).

Que voulez-vous, le Chevalier Robert n'a rien d'un scribe, il s'y connait mieux en pansage de chevaux et maniements d'arme.

Bref, je vous promets une de ses aventures dès la semaine prochaine.

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