Qui est Syven ?

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Au sortir de l'ombre
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Lundi 6 août 2007
Coin-coin ! Un petit mot en passant pour annoncer avec fierté que j'ai écrit les deux tiers de mon roman. Voilà. Avec 350 000 caractères atteints, je suis toute heureuse, et j'ai la sensation d'avoir bien progressé, compte-tenu de mon handicap, un adorable bébé vorace...

Je crois dur comme fer que je vais finir cet opus pour décembre. Il me reste 5 mois pour écrire les 150 000 derniers caractères, et effectuer une première relecture de mon chef d'oeuvre. Si j'y parviens, j'aurais franchi une étape déterminante pour mon statut d'apprenti-écrivain.

J'aurais terminé un roman, de qualité correcte si je compare avec mes précédents ouvrages, et j'aurais débroussaillé mon premier jet. Je me projette loin, certe, mais c'est un peu ma locomotive. Je n'aurais plus qu'à me relire une deuxième fois après un repos de quelques semaines, puis à soumettre à la lecture de quelques personnes triées sur le volet.

Bon, j'ai encore un peu de boulot quand même !

Dimanche 5 août 2007
Chwip m'a tagguée. Il faut que je vous dise comment je choisis mes livres.

Difficile à expliquer, parce que je suis une lectrice erratique.

Si je me trouve dans une librairie, en règle générale, je cible un rayon - trop souvent SFFF d'ailleurs. Je lis la première page de chaque livre qui me tombe sous la main. Ca passe ou ça casse, si vous voulez mon avis. Quand on décroche au premier paragraphe, peut-on vraiment croire qu'on va s'envoyer le pavé de 700 pages qui suit ? Si à la fin de la première page, on n'a pas irrémédiablement envie de lire la suivante, pourquoi s'y forcer ?

Le problème avec cette technique, c'est que je me retrouve avec dix bouquins sous le bras, donc un gros soucis pour le porte-monnaie, ce qui me confronte à un choix difficile à faire. Et comme je suis une flemmarde, là encore, ça passe ou ça casse. Il m'arrive de tout reposer et de m'enfuir. Ou alors, j'en garde un, deux, ou trois, sans lesquels je sais ne pas pouvoir vivre plus longtemps.

Généralement, ce sont soit de gros coups de coeurs, soit des livres qui me manquent (pour compléter une collection, trilogie, etc.), soit encore des livres de documentation pour cultiver mon écriture. Mais il m'arrive de fuir, quand je sais que je n'ai pas envie de faire un choix et que finalement, ben, bon, tant pis.

Sur le net, c'est différent. Il m'arrive de commander ce qui me manque dans ma liste de titres. Jamais de trucs à loa mode. Je ne suis pas la mode, les sorties, les auteurs, tout ça, je vis dans ma petite bulle à moi (avec mes couches - nn, je plaisante), je ne me tiens pas très au courant de la littérature du moment finalement (sauf pour Harry Potter). Donc j'ai une liste là, longue comme le bras, de romans à commander (petites maisons d'édition, collections à compléter, etc.) mais j'attends d'avoir fini de dépiler deux-trois bouquins pour franchir le pas.

Ca fait bien longtemps que je n'ai pas mis les pieds dans une bibliothèque. A mon avis, ça va prendre encore un peu de temps avant que j'y retourne. Je n'aime pas avoir une échéance pour rendre les bouquins. Je peux lire plusieurs bouquins à la fois, ou un par un, et ça prend le temps que ça prend. Je peux dévorer comme laisser trainer. Il y a des romans qu'on peut lire chapitre par chapitre, en prenant son temps... Pourtant quand j'étais en étude, j'adorais les bibliothèques. Je m'enfilais même des bouquins d'informatique. C'est dire.

Sinon, j'aime bien qu'on me passe des bouquins. J'en prends soin. Et puis, j'adore pouvoir partager une histoire comme ça, et souvent, ça me fait lire autre chose que de la SFFF. Mais je ne prête pas beaucoup mes livres. J'en ai récupéré trop écornés.

Voilà, voilà.
Mercredi 25 juillet 2007
Il y a tout de même un écueil dans la rédaction d'un roman sur lequel j'aime à jeter la barque de mon orgueuil (poétique tout ça, n'est-ce pas ?) Je parle de la tentation perverse de prendre en tête à tête l'un de vos proches pour lui raconter de bout en bout votre roman afin de savoir...
Est-ce que mon histoire est bonne ?

Parce que voilà le problème : si votre histoire vous semble bonne, voire excellente (c'est sûr, parce que sinon vous ne travailleriez pas comme un damné dessus dès que l'occasion se présente), le sera-t-elle pour les autres ?
Tous vos efforts sur la forme ou sur le fond n'y feront rien si l'histoire, au final, est trop téléphonée, facile à anticiper, etc. Bien sûr, vous n'allez pas réinventer la poudre, c'est aussi la façon dont vous écrirez l'histoire qui en fera un succès.

Donc a priori, rien ne sert de raconter votre histoire, il faut l'écrire. Seulement, une fois celle-ci écrite, n'avez-vous pas envie de la faire lire, tout de suite ? Là, le problème se repose : le preier jet est le moins bon. Vous risquez gros à le faire lire de suite.

C'est comme un jardin : tout a poussé, l'herbe, les paquerettes, deux trois coquelicots, les ronces aussi... L'arbre a perdu plein de feuilles qui pourrissent à son pied, les platebandes sont engorgées de mauvaises herbes. Le jardin a l'air abandonné, il n'est pas engageant. Le visiteur va croire à un laisser aller alors que la nature vient juste de faire son oeuvre ; ça m'étonnerait qu'il ait envie de s'y installer pour le pique-nique. Un petit coup de jardinage et on aura un magnifique jardin à l'anglaise, qui va taper dans l'oeil du visiteur.

En conclusion, selon moi, il vaut mieux se faire lire une fois le gros du travail effectué si on veut vraiment avoir un avis sur l'histoire. Sauf que si après tout ce travail on nous dit que cest tout pourri, bonjour le malaise. Quelqu'un aurait-il une solution miracle ?

Pour en lire plus à ce sujet, rendez-vous sur...
http://cocyclics.org/punBB/viewtopic.php?id=696
Samedi 21 juillet 2007
Avez-vous déjà remarqué à quel point une bonne dose de fièvre peut vous donner un sympathique coup de pouce ? Dans votre lit, sous votre couette, tandis que vous transpirez sang et eau, il suffit de revoir un scénario pour élucubrer des pistes aussi fantaisistes qu'intéressantes.

De toute façon, si, malade, on ne trouve pas le sommeil, autant laisser errer son imagination plutôt que perdre son temps à élaborer une réflexion rendue bancale par les médicaments. De temps en temps, l'esprit a besoin d'un petit bol d'air sans laisse que la maladie peut lui offrir sans peine.
Mercredi 4 juillet 2007
Je l'avoue, ce blog s'enfonce tout doucement sous l'eau, comme la banquis en train de fondre. Mais non, mais non, je ne suis pas mélodramatique.

Cher(e)s égarés, vous me manquez. Je vous jure, j'aimerais avoir du temps pour vous et pour mon ASLO (Au Sortir de l'ombre), mais je fais ce que je peux (c'est-à-dire pas grand chose). Après un rapide coup d'oeil, ce roman ne comptabilise que 317 949 signes, espaces compris. De temps en temps le soir, j'écris durant une vingtaine de minutes avant de m'écrouler. Mon haricot s'endort le plus souvent vers 23h00, alors je ne tarde pas à le rejoindre dans les bras de morphée...

Mais j'ai quand même quelques nouvelles. Mon texte Trois hommes dans un caveau sans parler du chat ! a été refusé par Eclats de rêves, mais il est parti chez le Calepin Jaune. J'espère qu'il plaira. Je l'ai relu avec plaisir récemment. C'est dire ! (Généralement je trouve plein à redire sur mes textes).

Une éternité s'est écoulée depuis que j'ai écrit ma dernière nouvelle, en juin l'année dernière. A quand la prochaine ? Pas avant septembre, vraisemblablement.

Bon, sur cet article merveilleux et fort intéressant, je vous abandonne à nouveau.
Protez-vous bien !

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Humeur

Apprentie-écrivain SFFF. Possède un haricot, un mari, un chat. Quelques bouquins. Quelques BDs. Allez j'avoue ! J'en ai plein ! Sans compter que, je suis droguée d'internet, j'ai deux blogs et j'anime une mare pleine de grenouilles qui s'entre-corrigent leurs textes... Je suis bavarde, j'ai mauvais caractère et j'ai décidé de ranger ma présentation proprette pour me montrer un tantinet plus honnête.Depuis qu'on me bave dessus. Je ne sais pas pourquoi la maternité me fait cet effet.

A lire en ce moment :
Le Petit Théâtre des Rois (nouvelle fantastique fin XIXeme)

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