Qui est Syven ?

Vite. Une corde. Nan. Du gâteau au chocolat.


Au sortir de l'ombre
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2 égaré(e)(s) dans mes mondes...

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Mercredi 30 novembre 2005

Je l'avais promis, donc voilà le p'tit mot sur l'histoire de Smoke, mon chat, aux débuts malheureux et à la fin heureuse (à l'heure où vous lisez ce texte, il dort vautré sur son canapé rouge ou alors, il se tape un coup de whisky.)

C'est Smoke, le chat de l'écrivain

J'étais allée acheter un collier avec ma mère pour son chien et nous sommes entrées dans une animalerie.  Pendant que Maman s'extasiait sur les différents coloris écossais(!), un vendeur a sorti d'une cage un jeune chat, pas un chaton, pour le montrer à un petit garçon et à sa mère. Je regardais vaguement intéressée et le gars a posé l'animal par terre. Il s'est laissé caresser docilement puis pfffffffft, il a trottiné dans ma direction et s'est frotté contre mes jambes.

Mazette, j'avais jamais vu un chat aussi sale! Il puait, une infection, ses yeux coulaient horriblement et tout son poitrail était jaune au lieu de gris-bleu. Je lui donnais au moins 6 mois. Il avait l'air gentil, mais bon j'étais étudiante et j'avais un studio, j'allais pas prendre un chat. Surtout qu'il n'était pas donné... J'ai fait le tour des coussins, avec lui sur mes talons. Le vendeur discutait avec la dame et se dirigeait vers l'enclos des chiots.

Comme il se frottait encore, je l'ai caressé (malgré l'odeur) et je l'ai examiné. Le poil était collé et sec sur le cou, il avait des bourres de poils et son nez était trop humide. Il sentait le caca "diarrhé". Je suis allée voir sa cage. Un cube de verre de 80 cm de côté. Litière dégueu. Coussin souillé. Eau trouble dans la gamelle. Le prix de l'animal m'a donné une sueur froide.

Le vendeur est revenu. Il m'a appris que c'était le dernier de la portée à être à vendre, tous les autres avaient trouvé une famille depuis longtemps, ses parents étaient des champions... Je disais rien (sinon je lui aurais tapé dessus) Je lui ai dit que c'était trop cher et qu'il avait l'air malade. Je lui ai demandé son âge, il venait d'avoir huit mois. Il était là dedans depuis ses deux mois. Il aimait être brossé et on lui mettait un spray démêlant pour ne pas lui faire mal  (d'où l'aspect collé).

Je suis rentrée chez moi. Au bout d'une heure, je suis allée le chercher avec ma mère (toute excitée) et mon père (prêt au combat). Je l'ai acheté avec mes sous (j'ai toujours travaillé l'été). Mon père s'est chargé des premières menaces à l'animalerie et a négocié tous les frais vétérinaires, puis on a filé direct chez le véto. Diagnostic: coriza et diarhée.

En rentrant on l'a lavé, c'était pas possible autrement. Il m'a fallu un an pour le soigner . Il aurait dû être diarhétique chronique et refaire des rhumes, mais à part sa sensibilité aux changements de nourriture, ça va. Par contre, il a d'importants écoulements au niveau des yeux, ça il ne s'en est pas remis.

Smoke n'aime pas la douche

On n'a jamais récupéré le pedigree: un sombre mic-mac avec les précédents propriétaires. Je me demande si mon chat avait de vrais papiers, et sur ceux que j'ai, il avait neuf mois à la date d'achat, et non huit. J'ai débarqué là-dedans un samedi après-midi et je leur ai fait un spectacle son et lumière (qui a fait fuir la clientèle). Pour me dédommager pour le pedigree, j'ai eu le droit à un bon d'achat géant qui m'a payé un splendide aquarium avec tout le matos (ça tombait bien, le mien avait une fuite et c'était un peu chaud...) et un magnifique arbre à chat.

Pour la petite histoire, Smoke s'est senti à l'aise dans les 25m² de mon studio et il a appris à sauter sur le canapé. Quatre mois plus tard, on emménageait à la campagne, et il a appris à courir (en plus de découvrir l'extérieur...) Il a grimpé aux arbres assez tard. Il a trouvé sa "voie" quand il a compris qu'avec ses poils, il encaissait super bien les coups et il s'est  mis à donner la chasse au moindre matou qui passait. (Mais bon, c'est pas une star à la course, beaucoup lui échappent.)

Mais l'hiver, il reste au chaud, c'est une feignasse. En plus, il n'aime pas la neige!

Smoke n'aime pas la neige

Job de Smoke: chat d'écrivain

 

Mardi 29 novembre 2005

Les éditions Cinquième Saison ont récemment mis en ligne leur dernier numéro de Solstice: le Sablier.
Ce webzine (ou fanzine - j'ai un peu de mal à faire la parité entre ces deux appellations) présente un ensemble original d'articles et de nouvelles, consacré à la fantasy et à l'imaginaire.

Solstice Automne: le Sablier

Pour résumer: 

Le temps est omniprésent, dans les articles où sont évoqués les Dieux et les superstitions auquels il se rapporte; dans la nouvelle d'Amaranthe où il semble suspendu; dans l'extrait du premier livre à paraître de Cinquième Saison. (youpi!).

Mon avis:

Je conseille vivement la lecture de ce numéro (que j'ai dévoré dans mon bain en une fois): l'extrait du livre à paraitre donne envie d'acheter le bouquin, l'article sur les Manticores est très instructif (à chaque numéro, une bestiole originale est interviewée), et la nouvelle d'Amaranthe est plutôt sympa. Le ton de ce fanzine n'est ni trop léger ni trop grave, c'est parfait pour une lecture au p'tit dèj, voire au gouter quand on a besoin de se détendre et de s'évader.

 Ce serait dommage de s'en priver, il est gratuit!    Aller voir solstice

Lundi 28 novembre 2005
  • Scénario : Corbeyran
  • Dessin : Alice Picard
  • Couleurs : Elsa Brants
  • Éditeur : Delcourt


Présentation de l'éditeur:
Protégée dans l'enceinte du cloître des sœurs de glace, Weëna, qui pleure la disparition d'opéra, croit avoir échappé pour un temps à la vindicte de Morckoor. Mais le prince maudit, tenace, va trouver en sœur Keëtha une alliée. Weëna est alors mise en demeure d'embrasser la foi du cloître ou de le quitter définitivement, à ses risques et périls. Ne soupçonnant pas la duplicité de sœur Keëtha, Weëna approche à grands pas d'un piège qui va se refermer sur elle.


Mon avis:

le graphisme est superbe et les tonalités choisies pour les différentes planches me ravissent à chaque page que je tourne! Pour le scénario, je dirais, bien mais j'avais vraiment adoré les 3 premiers tomes et j'ai l'impression que celui-ci sert de "jonction". Toutefois je conseille vivement cette série! ;D

Lundi 28 novembre 2005

Dans la série rateaux, je veux... Kemeryne!

Cette nouvelle écrite en avril 2005 est partie à un obscur appel à texte de la revue Hauteurs, qui n'a pas eu la bonté de me répondre, ni pour me confirmer que mon texte avait été bien reçu, ni pour me confirmer qu'il était jeté (malgré quelques emails insistants).

Mais passons. Cette nouvelle recelait nombres d'écueils et avec le recul, je comprends qu'elle n'ait pas été bien accueillie. ;D

Parmi mes erreurs, celles-ci:

  • deux darlings (Les darlings sont des formulations propres à l'auteur, il en est très fier car elles collent à la perfection avec ce qu'il veut exprimer; hélas, il est le seul à y être sensible, la plupart du temps le lecteur ne les comprend pas ou trouve ça super lourd. Eh oui, c'est dur...)
  • une frénésie de phrases nominales et de trois p'tits points
  • des répétitions: 13 fois « monde », 11 fois « espoir », 8 fois « appel »... (Ce qui est énorme pour un récit en 15000 signes.
  • ...

Donc aujourd'hui, j'ai corrigé tout ça. Il m'a fallu deux heures. Et demie.

Parce qu'une nouvelle c'est quand même très dur à écrire: c'est un texte étriqué et celle-ci était compliquée.

C'est pour dire, elle aurait plus sa place dans mes mondes que dans mes rateaux. C'est un récit fantastique qui se déroule à notre époque, en france dans notre pays. Il se trouve à la juste limite entre l'ombre et la lumière et son thème est l'espoir.

Je vous en livre ici le début. Il a été rebaptisé:

 

Pour les hommes

Samuel appuyait à fond sur l’accélérateur. Il n’avait jamais roulé aussi vite de sa vie. Sa passagère observait le pont de Normandie qui se dressait devant eux, sinistre et émouvant dans cette nuit noire. Le coupé grimpa en trombe, comme une insulte aux fortes bourrasques qui l’ébranlaient. En moins d’une minute, il gagna le point culminant du pont et la vue arracha un frisson à Ailenoire.

La Seine s’étendait de part et d’autre en un sombre ruban, large et moiré. En face, les complexes industriels s’alignaient sur la rive en une multitude de points scintillants. Ces châteaux de lumière projetaient un halo orangé sur les bas nuages au ventre de velours, derrière lesquels se cachait la lune, spectatrice muette des caprices du destin…

Samuel ralentit dans la descente. Au bout du pont se dessinait la gare de péage, déserte. Ailenoire braqua sur lui ses iris inhumains, dont la teinte oscillait sans cesse du vert à l’or. « Nous ne nous arrêtons pas. » déclara-t-elle de sa voix rauque, inimitable.

Il rétrograda, insensible aux rugissements du moteur. Rassemblant quelques forces, Ailenoire se tendit et sur sa tête étroite, ses courts cheveux se dressèrent. La magie se manifesta en une vague sublime d’euphorie quand la voiture s’engouffra dans le péage. Elle passa au travers de la barrière sans la briser…

Le panneau. Port Sud, lut Ailenoire.

Elle sursauta : « Le port ! »

Le véhicule fit une embardée sur la droite, dérapa et s’engagea sur la sortie aussitôt après le péage. Les mains de Samuel s’agrippaient au volant tandis que les pneus hurlaient dans un virage serré.

Ils arrivèrent sur un rond-point.

« En face. » indiqua-t-elle.

Une longue ligne droite s’ouvrait devant eux.

Samuel écrasa l’accélérateur. Il s’inquiétait. Cette enveloppe humaine pesait sur la griffonne, déjà épuisée. Cela faisait si longtemps qu’elle avait quitté sa terre d’origine !

Ailenoire ferma les yeux. De nouveau, l’humeur de son compagnon parasitait ses pensées. « Calme-toi, Samuel. S’il te plait, calme-toi.
– Je suis désolé. » lâcha-t-il, honteux.

Se rappelant ses exercices, il se concentra et ne s’autorisa plus à penser qu’à la route, droite et longue. Car quelque part devant, se trouvait le Kemeryne.

Dimanche 27 novembre 2005

Dans mon article sur Kemeryne, j'évoquais les raisons pour lesquelles mon texte avait pu être jeté et parmi celles-ci, j'ai parlé de darlings.

Suite aux questions sur cette notion de darling, j'ai pondu un long article que j'ai décidé de segmenter. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser qu'il s'agit d'une vision parfaitement personnelle du darling.

Je ne suis pas une pro, ni une référence en la matière et je n'ai pas fait de recherches accessoires pour rédiger cet article, même si c'est mon boulot de rédacteur technique qui m'a amené à les découvrir lors d'une formation à Londres (eh oui, ça fait pas de mal de se la péter).

Par contre, ça m'a fait un plaisir fou de m'étendre sur le sujet (voilà, vous êtes punis).

On y va.



Jusqu'en décembre 2004, je n'avais jamais entendu parler des darlings, et je dois avouer que ce fut pour moi une véritable révélation. Car le darling est un fléau mondialement reconnu qui infecte les écrits, frappe les écrivains dans leur orgueil et tue la patience des lecteurs. J’exagère presque.

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Humeur

Apprentie-écrivain SFFF. Possède un haricot, un mari, un chat. Quelques bouquins. Quelques BDs. Allez j'avoue ! J'en ai plein ! Sans compter que, je suis droguée d'internet, j'ai deux blogs et j'anime une mare pleine de grenouilles qui s'entre-corrigent leurs textes... Je suis bavarde, j'ai mauvais caractère et j'ai décidé de ranger ma présentation proprette pour me montrer un tantinet plus honnête.Depuis qu'on me bave dessus. Je ne sais pas pourquoi la maternité me fait cet effet.

A lire en ce moment :
Le Petit Théâtre des Rois (nouvelle fantastique fin XIXeme)

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