Je rêve lorsque s'étalent devant moi les rayons d'ouvrages où les auteurs célèbres se disputent l'affiche, vous savez bien, ceux qui pondent des décalogies et des blockbusters au point qu'on se demande si leur production ne sera pas infinie. Je rêve en me demandant ce que ça leur fait à eux, de savoir écrire sans y songer plus que ça, comme on se sert un café, on s'installe, on pianote ses pages avec l'habileté que requiert l'habitude. Je le fais bien pour écrire des documents techniques, mais je n'invente rien, je mets des mots sur ce que d'autres ont fait. Alors je me demande comment l'on en vient à créer tant d'histoires, bonnes ou mauvaises d'ailleurs.
Ces auteurs se sont-ils affranchis de la technique ? Les idées leur viennent-elles sagement à force de réflexion, ou frappent-elles à leur porte sans honte de se bousculer au portillon ? Combien de bonnes pour les mauvaises ? Notent-ils sur papier chaque embryon de scénario ? Les laissent-ils mûrir jusqu'à ce que vienne leur tour ?
Combien de personnages prennent-ils possession d'eux ? Tour à tour, ces auteurs ne se perdent-ils pas dans les méandres - pour certains convenus - de ces personnalités qu'ils tâchent de rendre intéressantes ? Comment se renouvellent-ils? Observent-ils eux aussi les gens qui font leurs courses ou se promènent, les couples heureux, les enfants turbulents, les pauvres erres déprimés ?
Certains anglo-saxons ont les moyens, je le sais, de vivre de ce qu'ils ont déjà produit. Et ils continuent... Est-ce la fée qui a fait leur succès qui les y oblige ? Certains ne cherchent-ils pas sous un autre pseudo à se défaire de leur image, pour être finalement démasqués ? Quelle drôle d'idée ! Le grand public les retrouve toujours. Pourquoi chercher à lui échapper ? Qu'ont-ils encore à prouver ?
Ca y est, c'est fait. J'y suis. Je fais mon comeback, c'est le grand revival* de mon blog. Au point que j'ai de grandes envies de changement.
D'une, le layout. J'ai enlevé la neige dorée, que j'avais faite avec mes petites mimines, que je trouvais choupinette, classe, étonnante, magique, la totale SFFF attitude, avec une petite pointe de "Syven is glamour" touch. Finalement, avec le temps, je me lasse et je trouve cela de plus en plus kitch. Surtout que l'important, ce n'est pas la déco, mais bien la lisibilité. Or sur noir, suivant l'écran, ça ne rend pas pareil du tout. Il est temps que je m'en préoccupe tout de même. Pauvres petits lecteurs martyrisés !
Sauf que j'ai tout sauf le temps d'aller trifouiller le css en ce moment, que je voudrais garder mon bandeau et trouver un design tout fait pas trop sombre et assez sobre. (Brun or beige ? Rouge ? J'ai des goûts assez spéciaux, j'en conviens.) Bref, je n'en ai pas vraiment à disposition parce que ce blog est une v1 d'over-blog (assez pourrie quand on compare avec la v2). Peut-être que si la fréquentation revient à ce qu'elle était il y a 6 mois, je récupèrerai un blog rank digne de ce nom, et qu'on me passera d'office en v2. Si cela n'arrive pas, je déménagerai sur une autre plate-forme. Ou, j'enverrai un mail plaintif de pauvre femme qui a poussé un marmot de 4 kg hors de son corps, et qui voudrait un p'tit cadeau pour cette naissance de la part des gentils admins... Je suis vile, je sais.
De deux, le contenu. Tata Syven va se lâcher un peu plus. A se relire, elle se trouve un poil coincée quand même. Non, pas coincée, mais peut-être juste trop policée. En plus, un blog, c'est un genre de journal. Donc, je vais me montrer na-tu-rel-le. Je ferai peut-être moins peur sur les forums comme ça. Non mais c'est vrai quoi, on peut causer littérature SFFF sans pour autant avoir un maintien de princesse !
Par contre pour Robert, on va attendre que je sois un peu moins prise par CoCyclics pour lui faire quitter son patûrage, heu, hermitage.
Aussi, modérons quelque peu mon enthousiasme. Les mises à jours seront plus fréquentes, je vous le promets. Cependant, je suis un peu occupée avec le petit, Cocyclics, mon roman, mon autre blog (où je me marre comme une bossue), et pour tout maintenir à jour, plus répondre à vos commentaires et vous rendre à tous visite, il il faudrait que je cesse de dormir. Donc, ne m'en veuillez pas si je ne réponds pas toujours, et si vous ne me voyez pas souvent chez vous. Je vous jure que je fais ma tournée dès que j'ai le temps. Des fois, depuis des endroits inavouables grâce à la merveille technologique qu'est le Wi-Fi.
Bien à vous !
Tata Syven
Quelle plaie de devoir refourguer un texte, surtout quand on* n'a pas pêché depuis longtemps... Eh oui, pêché ! L'appel à textes a tout d'une drogue. La pression qui monte avec l'attente du résultat, la danse de la joie si ça marche, ou avec le refus, l'abattement, la nostalgie, le haussement d'épaule (ce que vous voulez, personne ne réagit pareil, tout dépend du texte et de l'auteur).
Enfin bref. C'est tout un pataquès, l'appel à textes. Surtout quand on écrit peu de nouvelles comme moi (vous noterez que je suis la feignasse des feignasses question nouvelle). En plus, pondre une nouvelle n'a rien de facile, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Bien sûr, on passe moins de temps dessus que sur un roman, mais les contraintes différentes font que toutes proportions gardées, on a besoin de deux fois plus de temps pour produire le même nombre de signes (oui bon, moi j'ai besoin de deux fois plus de temps). Les raisons en sont simples : on ne peut pas s'étendre, on doit s'arranger avec peu de mots pour les décors comme pour le personnage, forcer le lecteur à extrapoler, mais surtout, surtout sans qu'il ait d'efforts à faire pour qu'il ne le remarque pas...
Et puis ce qui marche bien, ce sont les nouvelles à chute. Je suis nulle en chute de nouvelle. Moarf, v'là t'y pas que je stresse avant d'avoir reçu ma pelle. Notez, c'est pratique les pelles pour creuser.
C'est tout de même une question d'ego les appels à texte. On peut écrire un texte pour le plaisir. On peut le retravailler pour le plaisir (oui retravailler, parce que, si un truc ne me fait pas plaisir, je ne le fais pas - hors boulot, bien sûr, où tant qu'on me paye je fais ce qu'on me demande - commentaire scabreux s'abstenir). Mais l'envoyer à un AT pour le plaisir, ouh la la, non, sûrement pas.
Quoique. Ce n'est pas tant une question de "reconnaissance" que d'autosatisfaction à voir son texte se pavaner aux côtés de ses copains...
Bon, faut qu'on se trouve un appel à texte qui convienne pour le Petit Théâtre des Rois. Fantastique, fin XIXeme, ni sang ni violence.
* Dans tout ce texte, on = syven. Petit article bien nombriliste, ne me remerciez pas, c'est cadeau.
PS : j'en ai marre de ce layout, j'ai envie de changer.
Le convenu, ç'aurait été modifier le texte en apportant explicitement la réponse au lecteur. En donnant plus d'événementiel à la manifestation de l'extraordinaire (comprendre, spectacle son et lumière). Mais pour une fois que j'avais écrit un texte sans effets spéciaux particuliers, je n'avais pas envie de retomber dans mon travers.
Il se trouve j'ai eu une discussion fort intéressante avec une amie concernant la définition du fantastique. Hors, le fantastique n'en est que si le surnaturel qui survient dans le texte ne devient pas avéré à l'issue de la lecture. Le doute doit subsister. J'ai donc retravaillé la fin pour renforcer le doute plutôt que l'ôter.
Voilà.
Dans ces petites FAQ de l'écrit, je trouve important d'aborder des questions essentielles qui hantent les jeunes auteurs. Combien sont réellement préparés à se prendre une bonne grosse lettre de refus dans la boite aux lettres ? Ah ah ! On a toujours un espoir même si on n'ose l'avouer. Mais d'après ce que j'ai lu chez les autres bloggueurs, il est vite remplacé par une certaine lassitude (due à l'amoncellement de courrier négatif). Mais ce n'est pas l'objet de la question du jour.
Que faire quand tous les refus sont tombés dans la boite aux lettres, sonnant le glas de vos espoirs de publication ?
Il y a deux cas de figures : le premier, vous vous obstinez. Soit vous savez au plus profond de vos entrailles que vous tenez l'oeuvre du siècle, que vous avez dans vos mains le saint potter qui échappe à ces regards blasés d'éditeurs inconscients de votre génie (rien que ça). Soit, vous êtes un peu plus modeste, vous vous étonnez que personne ne soit preneur parce que vos bêta en redemandaient, c'est pourquoi, légitimement, vous ne vous laissez pas abattre par cette première salve d'échecs. Dans le doute, vous effectuez une nouvelle relecture, voire, vous testez auprès d'autres bêta-lecteurs comme Cocyclics (au hasard), parce que les lettres types ne vous donnent que peu d'indices sur ce qui n'est pas passé.
Second cas de figure, vous vous accordez que la bataille est perdue et vous décidez de passer à autre chose. Oui, mais quand même deux ans de boulot... Vous êtes peut-être passé par CoCyclics... Vos bêtas avaient aimé... Le monde entier ne saurait être privé de votre génie, cela va de soi.
Tata Syven a pour vous la solution. Sur une discussion fiévreuse avec ses collègues de bureau, elle a compris quel était le digne moyen d'enterrer une oeuvre sans la condamner à l'oubli immédiat. Elle pense que dans son propre cas, elle passera par un petit imprimeur, genre lulu.com (ou mieux, elle demandera conseil à Sand quand cela viendra) pour ceux qui seraient éventuellement intéressés par une version papier (maman, tata, belle-maman, haricot, son p'tit mari, ses fans inconditionnels quoi, en plus, super idée de cadeau de noël quand même !)
ET ! Parce qu'internet est un media révolutionnaire qui doit servir aux écrits pour trouver leur public, elle proposera un téléchargement depuis son futur site web. Avec sans doute, un petit pop-up au téléchargement, qui énoncera un message bien miséreux comme tout, proposant au lecteur de lui laisser une petite pièce paypal (sans obligation, s'il le souhaite cela va de soi) pour encourager l'auteur et l'aider à changer de machine, la sienne montrant de plus en plus de signes de faiblesse (notez le choix machiavélique du message pour attendrir le geek qui sommeille en chacun de nous).
Voilà en deux trois clics un avenir radieux et une fortune assurée grâce à un bouquin dont les éditeurs n'auront pas voulu. Et là, on dit merci qui ? Merci tata Syven !





















