Recherche

Des Photos...

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Mardi 15 août 2006
Vous êtes apprenti-écrivain, et malgré tous vos efforts, vous ne brillez plus en société. Vous vous souvenez encore de l'époque où vous lanciez, théâtral, au beau milieu de la conversation votre fameux "Oui, j'écris..." et voyiez tous les regards se tourner vers vous, admiratifs. Cette belle époque est révolue.
Plus d'auditoire conquis par vos discours passionnés, plus de questions teintées de respect, plus de hochements de tête approbateurs. La tristesse.
Maintenant, on évite le sujet, de peur de vous lancer dans un exposé des corrections avancées de votre roman.
Depuis quelques temps, on ne vous demande plus où vous en êtes de vos écrits. Seuls vos amis IRL les plus fidèles suivent votre blog (parce qu'ils se soucient de la santé de votre chat - ils ne se rendent même pas compte qu'il a étendu son emprise sur eux.)
Désormais, c'est à peine si on hausse un sourcil, quand au terme de nombreuses heures de travail, vous avez enfin réussi à placer un texte (surtout que cela n'arrive pas tous les jours, faut bien l'admettre.) Votre annonce réjouie ne suscite qu'un sourire blasé : "Oh mais tu sais, on ne se fait pas de soucis pour toi !" ou "De toute façon, on savait que tu y arriverais !"
Et déconfit, vous acquiescez, incapable d'expliquer à quel point c'est difficile, et qu'avoir un texte publié, c'est presque aussi dingue que de garder intacte une plaquette de chocolat.
Plus tard, vous demandez si quelqu'un pense acheter le fanzine, et on vous répond : "On attend surtout que sorte ton roman !" Et vous de penser à la corde qui traine sur l'étagère, car si vous répondez que cela a très peu de chance d'arriver un jour, on va vous dire gentiment : "Mais si tu verras !" Avant d'embrayer sur un autre sujet de conversation.
Bref, vous ne savez plus quoi faire pour redorer votre blason. Ne cherchez plus, j'ai la solution: Lancez-vous dans le carrelage ! Oui amis écrivains, le carrelage est notre bénédiction !
Sans vous blesser, alignez quelques carreaux, et vous verrez le regard de vos proches changer ! L'étonnement, la circonspection feront place à l'admiration !
Regardez ces photos ! Y'a de quoi se pavaner, non ?





Pensez-y. Le carrelage.

ps: Bises à tous mes parents, amis, voisins, bêta-lecteurs qui suivent mon parcours, en plus d'endurer avec courage (voire résignation) mes longs discours et mes atermoiements ;)
Jeudi 10 août 2006

Ca fait un moment que je lorgne sur les petits carnets. La plupart du temps, je prends des notes sur un cahier à spirale. Mais tout le monde lui pique des feuilles ou s'en sert pour noter des trucs à faire, et le pauvre ne ressemble plus à un carnet de notes d'apprenti-écrivain. C'est presque difficile de remettre la main sur les points importants.

Et en ce moment, je fais pas mal de route en tant que passagère, alors j'aimerais bien prendre des notes sur un support un peu plus noble. Alors je me lance. Je vais m'acheter un carnet. Un beau, un sympa, un précieux.

Après quelques recherches, j'ai trouvé mon bonheur. Mais j'hésite.

Pour le côté classieux (vrai écrivain quoi !), j'avais envie d'un véritable moleskine, le carnet des artistes (comme celui de Queenkelly en fait !) 192 pages !

Mais bon, il y aussi celui-ci, un black and white 128 pages, plus rigolo :

Le moleskine est de bonne facture et je le garderai plus longtemps. J'ai peur de me lasser de l'autre, qui a moins de pages... Mais plus rigolo. Dur dur !

Mercredi 9 août 2006

Vous vous demandez tous ce que fait Smoke (mais si !) Vous vous dites peut-être, que profitant de la belle saison, il a décidé de remuer son postérieur poilu et de reconquérir son trône – vous savez bien, cette histoire de monde parallèle où il serait un héritier royal, spoilié de ses droit par un chat jaune crasseux, du doux nom de Siggar.

Eh bien non ! En villégiature chez mes parents (devenus esclaves en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Miaow!), Smoke passe ses journées à reluquer le voisinage. Cette commère sait tout ce qui se passe dans le quartier.

Là, vous le voyez en train de regarder ce que font les voisins de l'autre côté de la barrière.

Le reste du temps, il est à la fenêtre de l'étage. Il surveille aussi Jumbo, le chat de mes parents, qui lui, loin de chercher la castagne, l'évite consciencieusement. Il préfère l'immobilisme des fleurs, trop d'agitation le fatigue.

Y'a des jours où j'aimerais bien être un chat.

 

Mardi 8 août 2006

"Ne soyons misérables que si cet état d'esprit nous convient !"

(Reinette suprême quand tu me tiens...)

Lundi 7 août 2006
Un extrait de la Course de la Lumière.

Chapitre 2

[...]

Sous les cieux lourds de nuages d’encre, la ville d’argent étincelait, illuminée par des pluies de flammes bondissantes et des éclairs tonnant de magie. La guerre avait une dimension d’apocalypse…
Formant une mêlée compacte, les hommes s’entretuaient, certains à coup de masse, d’autres en croisant le glaive. Les armes pénétraient les surcots, meurtrissaient les chairs, broyaient les os.
Aux hommes s’ajoutaient les bêtes et les fabuleux. Des carpax, ces grands mammifères bardés de plaques cornées, chargeaient indistinctement les combattants. Ils labouraient dans leur lourd galop les blessés, les corps, les mourants, que la cavalerie piétinait d’autant. Tour à tour, de Qualidoz ou du Vèd, les chevaux caparaçonnés perçaient les lignes adverses et ébranlaient les positions de chacun dans un flot de sang.
Particulièrement meurtriers, les béliarts, taureaux héroïques, appuyaient chaque assaut de l’armée du cercle. Ces fabuleux aux cornes ferrées et gravées de runes renversaient les carpax, et entamaient les plaques de leur poitrail jusqu’à leur transpercer le coeur. Rien n’arrêtait les béliarts, sauf les draconites qui s’abattaient sur leur dos et leur déchiquetaient la nuque…
Tous ces êtres luttaient pour leur survie avec force de cris. Pourtant, les hurlements de colère et de peur, de rage et de douleur n’étaient qu’un vague murmure écrasé par le mugissement sourd des Bêtes fantomatiques…
Figées dans le souvenir de Solal, leurs silhouettes incertaines se dressaient, ombres gigantesques, qui coupaient l’horizon et ratissaient la terre sous les bas nuages. Leurs yeux, petites billes vermeilles, brillaient de cruauté. Leurs membres transparents, grossiers, cueillaient les vivants qui s’effondraient dans l’instant. À chaque vie prise, les Bêtes devenaient moins informes, elles s’incarnaient…

[...]
Blog : Santé sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus